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La petite emmerdeuse poste enfin
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Lena Imitsu
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MessagePosté le: Dim 14 Sep - 20:58 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

I : Présentation générale :


Nom : Imitsu
Prénom (s) : Lena.
Surnom éventuel : Au lycée, on avait fini par l’appeler La folle…

Âge : 17 ans
Race : Jeune humaine

Formation : Pas plus que le lycée au  Japon.
Fonction occupée au SAM : Médium - infirmière
Equipe : Team 3
Capacités : Parler, voir, comprendre, toucher… La jeune demoiselle a des liens uniques avec une personne pourtant invisible. Mais son don est bien faible, par rapport à ce qu’elle serait capable de faire…
But dans la vie : Trouver quelqu'un qui pourra voir comme elle... 


Aspect physique : Jeune fille de dix-sept ans à peine, elle fait son âge, ou peut-être un peu moins. Ceci est du à cause de sa petite taille qui est d’un mètre soixante-deux et de son petit poids de quarante-cinq kilos. Une des causes aussi sont ses traits assez fin qui rendent son visage doux et sensible. Au centre de ceux-ci se trouve un petit nez retroussé, par-dessus deux fines lèvres rosées, douces et donnant envie d’être embrassées. Ses deux yeux sont de couleur particulière, entre le rose, le mauve, le violet. Il change bien souvent de couleur selon le faire si elle rit ou pleure. Ils sont très démonstratifs de ses sentiments cela dit. Cette jeune demoiselle a des airs particulièrement attendrissant malgré elle. Ses cheveux sont de couleur violette, couleur particulière et pourtant, qu’elle a depuis sa naissance. C’est d’ailleurs sa couleur favorite, une chance pour elle. Côté physique autre que son joli minois, elle a un corps fin et pas très développés pour son âge. Bien sûre, on voit qu’elle a des formes, mais elle trouve qu’elle n’en a pas assez, et aurait bien entendu, préférés plus. Elle a de petites mains douces et délicates et ne chausse pas plus que du 38. Côté vestimentaire, Lena a plutôt pour habitude de porter quelque chose de sombre, prenant soin, malgré tout, de le différencier avec quelque chose de clair en dessous. Le plus souvent dans le style écolière avec la chemise, le polo et la jupette. En dessous se cachent des sous-vêtements de couleur qu’elle veut toujours claires. Il n’y a que la nuit où elle se vête d’un petit top blanc et d’un boxer noir. Sous sa jupette, on peut remarquer ses deux fines jambes, fragiles et graciles. C’est facile de remarquer leur forme, sous ses bas noirs toujours bien net. Dans sa garde robe, elle doit en avoir au moins une vingtaine de paire, et dès que l’une d’elle est abîmée, elle la remplace. A son doigt, on peut découvrir une bague en argent avec une note pour emblème, souvenirs de son douzième anniversaire. Sous ses airs de petite fille modèle, elle sait aussi prendre des positions plutôt, attirantes, bien que ce ne soit pas volontaire. Le seule petit défaut qu’elle pourrait bien avoir serrait cette cicatrice dans le bas de son ventre, suite à une opération de l’appendice, mais à par cela, rien de déplaisant en soit. Bref, une petite adolescente qui ne manque pas de charme.



Caractère : Cette jeune demoiselle a un de ces caractères que l’on peut dire en or. De plus de son physique, son caractère en ferait craquer plus d’un. De nature plutôt timide et réservée, elle est très attentive à ce qui l’entoure et est des plus soignées. Elle est de celles que l’on peut traiter de petite-fille modèle, celle que l’on ne voit jamais dans une ruelle sale ou devant le leader suite à mauvaise conduite. Elle est du genre très gentille et le plus souvent souriante. Elle est plutôt discrète quant à la véritable nature de ses sentiments et ne pleurera donc par principe, jamais devant quelqu’un, à moins d’être mise sous une intense pression. Studieuse, ordonnée, joviale, attentive aux autres, elle n’a que peu de défauts. A par peut-être ceux de penser un peu trop aux autres et pas assez à elle, d’être un peu trop réservée l’amenant à être inconnue de tous ou presque. Elle ne fait pas facilement confiance non plus. Et en général, cela l’amène à ne pas avoir de vrais amis, d’autant plus avec son éternelle manie de discuter avec une personne que seule elle peut voir. Sinon, elle est de caractère plutôt naïf, ce qui l’amène bien souvent à se faire marcher sur les pieds. Et comme celle-ci n’est pas rancunière, elle se fait aussi vite remarcher sur les pieds. Son proverbe préféré est : « ne fait pas aux autres ce que tu n’aimerai pas que l’on te fasse » . Aussi, elle ne fera jamais de mal à personne, puisque son souhait est que l’on ne lui en fasse pas non plus. Mais ça, c’est plus un rêve que la réalité, et même si elle croit aux rêves dur comme fer, ils ne se réalisent en principe jamais… Lena est plutôt du genre à croire au véritable amour, mais pas au prince charmant. Pour elle, l’imperfection est humaine et elle aimera donc suite aux défauts de cette personne, bien avant ses qualités. Car ce sont les défauts qui mettent de l’ambiance dans un couple et fait que l’amour reste passion. Enfin, n’oublions pas de dire de Lena que son passe-temps préféré est le violon, suivit du sport en tout genre, qu’elle pratique toujours à fond malgré son asthme qui la suit depuis sa plus tendre enfance. Elle n’a encore jamais rencontré quelqu’un pour faire battre son cœur, sauf peut-être ce fantôme constamment à ses côtés. Qui sait, peut-être que l’être de ses rêves n’est plus exactement humain…



II : Histoire personnelle :





21 décembre 1990 – 23H15     
La route paressait calme et pas une seule voiture ne venait aveuglé la vue de leur long fards en ce premier jour d’hiver. Logan était au volant de sa toute nouvelle voiture avec à ses côtés, sa fiancée encore mineure. Ils étaient de retour de ce mariage qui avait eu lieu à près de 150 kilomètres de chez eux et ils devaient rentrés, pour éviter tout problèmes avec le bull-dog endormit à la maison. Ce chien était un vrai monstre lorsqu’on le laissait seul trop longtemps. Déjà que là, il était resté seul plus de 10 heures, il ne pouvait pas le rester plus longtemps. Aussi, Logan avait prit l’initiative de partir de la fête à 22 heures tapante. - Si tu es fatiguée poupée, tu peux te reposer.


Il avait posé sa main sur la jambe de sa jeune fiancée avant que celle-ci ne la prenne dans la sienne et l’approche de son visage afin d’y déposer un doux baiser et de fermer aussi tôt ses yeux d’une douce couleur mauve. Ils en avaient encore pour une heure de routes, ce qui laissait le temps à Helena de se reposer un petit peu. L’homme lui était parfaitement capable de tenir le coup. A 18 ans, tenir une nuit éveillée, c’était encore du gâteau. Du moins, c’est ce qu’il avait cru… Avec le nombre de verres d’alcool qu’il avait prit, le mal de tête lui était venu et l’ivresse, bien que légère, était bien présente. Les minutes passait et le mal de tête augmentait. Logan se permit une seconde pour se frotter les yeux, la seconde de trop. Lorsqu’il réouvrit les paupière, il vu, bien que trop tard le camion face à lui. Etait-ce le camion ou bien lui qui était sur la mauvaise bande, il l’ignorait, seulement, il n’avait plus le temps, il fallait tourner. Le changement de direction fut des plus rapide et des plus brusqués. A la seconde même où il eut tourné, il se retrouva dans le fossé, descendant la pente, incapable de freiner, jusqu’à se retrouver contre une arbre. Le choc fut brutal, mais Logan s’en était sortit. Après deux minutes, le temps de ce remettre de ce coup, il tourna la tête vers sa chère et tendre. Elle, par contre, était mal au point.


- Lena ! Lena ! Réveille-toi bon sang !


Il la secouait légèrement, mais la seule réponse à son geste était les mouvement de sa tête inerte. Du sang s’écoulait de son front, la fièvre lui montait, son cœur battait très lentement, rendant son pouls des plus faible. Sans plus attendre, le jeune homme sortit détacha sa ceinture afin de sortir de la voiture et prendre son portable. L’ambulance ne tarderait pas…



22 décembre 1990 – 00h23     
Le jeune homme aux cheveux châtain et au nez retroussé n’avait d’autre choix que de patienter dans le couloir. Sa femme était en salle d’opération, on devait lui enlever le bébé. Mais qu’est-ce qu’il pouvait bien en avoir à faire de ce mioche ! Tout ce qui comptait pour lui, c’était sa future femme, le bébé, lui, ce n’était qu’une vulgaire accident ! Une mauvaise manœuvre venant des deux adolescent. Ce mioche avait tout gâché en faisant son apparition dans le corps de Lena. A cause de cette chose, Logan et Lena s’était mit leurs parents à dos et étaient forcés de s’en sortir seuls. Bien entendu, leurs amis les aidaient, mais à côté, ils n’avaient plus de familles. Ils auraient pu s’en sortir si Lena aurait accepté d’avorter, seulement elle ne voulait pas, étant contre ce principe… Elle trouvait que cette technique n’était qu’une façon de tuer une personne de façon injuste ! Toute personne a le droit de naître, et cet enfant aussi… Mais Logan ne l’avait jamais vu ainsi, il avait accepté ce choix, par amour pour Lena et rien que pour cela… Un homme sortit de la salle d’opération tout en retirant ces gants. Il avait une mine déconfite et semblait porter sur ces épaules une bien horrible nouvelle… Il s’approcha de Logan, silencieux, avant de soupirer discrètement.


- Votre fille a été mise en couveuse. Elle ne pèse pas assez et risque de ne pas être viable. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour la sauver.


- Et ma fiancée ?


- … Je suis désolé…


Le médecin baissa les yeux, montrant un peu plus sa désolation. Logan n’arrivait pas à le croire, elle n’était plus… Non ! Ca ne pouvait être possible ! Mais voyant la mine du docteur, il l’avait bien comprit, il ne rigolait pas… Doucement, il se laissa tomber sur le genoux, portant ses mains à son visage, pleurant de chaudes larmes. Il avait perdu sa seule famille. Il ne voyait son avenir que dans ces yeux violacés. Comment donc avait-elle pu l’abandonner ? Elle avait été égoïste sur ce coup là, c’était bien la première fois…


- Je peux aller la voir… ?


Logan avait relevé la tête vers le médecin qui avait posé sa main sur son épaule. Il sanglotait encore, mais arrivait malgré tout à parler. Le médecin lui fit signe que oui de la tête avant de l’aider à se relever. Doucement, tout en s’appuyant sur l’homme de métier, il s’avançait vers la salle où reposait le corps à présent sans vie de sa femme. Le beau jeune homme aux yeux noisette entra après un moment d’hésitation dans la pièce où reposait celle qui avait fait de sa vie un rêve. Elle demeurait là, allongée sur le brancard au beau milieu de la salle d’opération. Des infirmières en blanc se chargeaient de terminer de débrancher la jeune femme encore couverte de sang, de lui ôter tout tuyaux ou baxters. Les larmes lui montaient encore aux yeux, sans que cela ne puisse être sous son contrôle. Quelle horrible chose que de voir celle que l’on aime le plus au monde, celle que l’on croyait notre future, celle en qui on trouvait l’espoir, celle qui était notre unique famille, morte par sa faute… S’en vouloir ne lui servait plus à rien, et pourtant, oh oui, il s’en voulait.


Doucement, il s’approcha de cette douce demoiselle endormie, posant sa main sur la sienne, froide, mais pas encore tout à fait glacée… Son visage, couvert de sang, restait malgré tout doux et humble. Elle demeurait belle, même après tel drame. Que ce soit ses fines lèvres rosées, ses cheveux soyeux, son corps entier de jeune femme en bref. Tout ne restait que beauté… Logan s’approcha encore un peu plus, mettant à proximité le visage de sa douce et le sien. Il lui caressait délicatement la joue tout en approchant doucement ses lèvres de ses deux pulpeuses, avant de l’embrasser, de poser ses lèvres tout contre les sienne, une toute dernière fois…

- Je t’aime ma belle… Je t’aime…
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Dernière édition par Lena Imitsu le Mer 17 Sep - 19:37 (2008); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 14 Sep - 20:58 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Lilith Erendheim
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MessagePosté le: Dim 14 Sep - 22:48 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

Hell'o !
(pis bienvenue aussi ^^)


Le début de l'histoire me plait bien...

Par contre, va falloir jeter un oeil au règlement pour corriger le code couleur...
Pis le noir sur noir c'est moyennement lisible...

edit: pas le bon lien pour l'image dans ta sign'... celui-là marchera mieux: http://img172.imageshack.us/img172/7062/lenasigndt7.jpg
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Louis Von D.
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MessagePosté le: Dim 14 Sep - 23:07 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

J'attends que tu ai fais les premières corrections avant de lire (comment ça j'ai la flemme ? >< mais nion, je joue sur toshop, nuance è_é). Et si t'as d'autres questions, n'hésites pas !
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Lena Imitsu
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 18:02 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

[En fait, le code de couleur, je connais, j'ai juste pas eu le temps de le faire >.< Dimanche, c'était à la dernière minute^^']

22 décembre 1990 – 06H18 

Il demeura silencieux aux côtés de sa douce pendant un peu plus d’une heure, du moins, à son impression. Car le temps, il ne le voyait plus s’écouler depuis qu’il n’avait plus les yeux de sa fiancée pour y voir l’heure… Il n’arrivait pas à comprendre pourquoi lui n’avait rien alors que elle, elle y avait laissé la vie… Ce n’était pas juste ! Elle méritait tellement de vivre et lui, ne méritait pas vraiment toute cette souffrance… Non, vraiment, la vie était bien trop horrible que pour être belle sans elle… Pendant que Logan s’emportait dans ses pensées, un jeune homme en blanc était entré, un document à la main. Il semblait prêt à prendre des notes. Notre jeune papa, lui, restait les yeux rivés sur sa muse.

- Excusez-moi monsieur, j’aurai besoin de quelques renseignements, pour les formalités.

Je beau garçon à la mine déconfite releva la tête vers cet incruste, sans jamais lâché la main de celle qu’il aimait. Ses yeux étaient rougeoyants, humides, brillants, embrumés par de nombreuses larmes au point où il n’arrivait même plus à distinguer correctement l’homme face à lui…

- Le nom de votre femme ?


- Imitsu... Lena Imitsu...

- Le vôtre monsieur ?

- Logan Timster...

- L'age de votre femme ?

- 17 ans... Elle aurait eu 18 le 2 janvier...

Il se remit soudainement à pleurer. Ce rappeler de cette date lui rappelait aussi que bientôt, ils auraient enfin pu être homme et femme… S’aimer jusqu’à l’éternité, se promettre fidélité. Il aurait pu la voir en blanc, elle aurait pu le voir en pingouin… Mais le destin en avait voulu autrement. Le destin, qu’était-il face à nous pauvres hommes que nous sommes ? C’était une perte de temps que de vouloir le comprendre. D’autres questions furent posées encore, comme son lieux de résidence, les noms des parents de la fille par exemple… Et au fur des questions, il devenait de plus en plus dure pour Logan de répondre, tellement sa peine le faisait sangloter. Il n’avait jamais pleuré ainsi, et même, il ne souvenait pas avoir pleuré depuis qu’il avait atteint l’âge de neuf ans… Les fonctionnalités… N’empêche, qu’avaient donc les médecins dans leur crâne pour parler de choses aussi futiles à un moment pareil ? Ne savaient-ils donc pas ce que l’on pouvait ressentir lorsque l’on perdait celle qui nous avait tout donner ?


- Encore une chose, en ce qui concerne l'enfant, désirez-vous le voir maintenant ?

- J'en sais rien...


22 décembre 1990 – 6H31 

L’home avait suivit le médecin dans le plus grand des silences. Il l’amenait vers cette gamine qu’il n’avait pas voulu, mais que sa femme avait tant convoité, ce môme qui, en ce moment, était entre la vie et la mort… Jusque là, il n’y avait pas penser, ne ce souciant même pas de sa survie ou non. Mais après tout, peut-être qu’elle avait une raison d’être cette enfant… La porte s’ouvrit devant lui de manière automatique l’amena dans un couloir où il fut chargé de se désinfecter les mains et de se vêtir d’une tunique bleue. Les fonctionnalités, encore une fois… Sa petite fille dormait assez paisiblement, malgré les tuyaux qui passait dans sa gorge et l’aiguille qui lui était encré dans la paume de sa main. Elle ne portait sur elle qu’un unique petit lange de bas-âge, qui semblait malgré tout trop grand pour elle. Logan s’approcha doucement de cette petite poupée si fragile. L’homme en attendant lui apporta une chaise, afin qu’il puisse s’asseoir aux côtés de cette douce enfant.

- Pourquoi est-elle enfermée comme ça dans une cage en verre… ?

- C’est pour la tenir en température ambiante comme elle l’était dans le ventre de sa maman.

Une femme en blanc avait fait son entrée, où plutôt, s’était présenté à lui, maintenant qu’il était assis. Elle portait également entre ses mains un dossier, prête à y noter la moindre chose. A croire qu’il ne pensait qu’à ça… Prendre des notes et remplir et formalités.


- Et tout ces trucs là, dans sa bouche, autour d’elle… ?

- Le tube dans sa bouche, c’est pour l’aider à mieux respirer étant donné que ses poumons ne sont trop petits que pour elle avoir une respiration normale. Les fils sont raccordés à un cardiogrammes, pour vérifier si ses battements de cœur sont régulier et dans la normale. En cas de problèmes, ça sonne. Le baxter enfin, c’est pour lui donner les nutriments dont elle manque encore.

La femme semblait un peu moins sèche que tout les autres. Elle donnait l’impression de rassurer les gens, de leur expliquer tout, dans la plus grande des douceurs… C’était rare un médecin pareil. Peut-être que cela n’existait qu’en pédiatrie qui sait… Logan à côté de ses pensées, posa sa main sur la vitre, comme si celle ci venait de l’empêcher de toucher sa fille. Il semblait beaucoup plus calme d’un coup…


- Elle est si petite…

- Assez en effet. Elle fait tout juste vingt-huit centimètres et demi pour un kilo cinq cent vingt seulement. Elle devra rester ici quelques jours, le plus longtemps qu’il vous sera possible de rester…

- Ah…

Il caressa la vitre de son index avec la plus grande douceur, comme si la fillette prématurée pouvait ressentir ce geste. C’était sa petite fille. Celle que Lena désirait tant grader en vie. Il comprenait pourquoi aujourd’hui, elle avait désiré lui donner sa chance. Elle était si mignonne… Ses cheveux étaient entre le noir et le mauve, comme sa maman lorsqu’elle avait les cheveux mouillés, c’était assez craquant. Il ne savait pas de quoi avait l’air ses yeux pour le moment, mais il devinait la forme qu’elle tenait de lui, tout comme son petit nez retroussé. A à peine quelques heures, cet enfant avait déjà deux fines lèvres rosées aussi belles que celles de sa maman. Son teint était en l’asiatique et l’Européen. Un peu plus comme sa maman que son papa, tiré donc vers l’asiatique. Elle était à croquer, avec deux petits pieds sur deux jambes à l’air, deux petites mimines encore innocentes. La question était : « Allait-elle survivre ? »


- Avez-vous une idée de prénom monsieur ?

- Lena… Lena Imitsu
09 janvier 1991 – 03H15 

Encore une fois, la petite se réveillait au beau milieu de la nuit pour se mettre à pleurer jusqu’à ce qu’on lui donne le bibi de 3 heures. Tout cela était devenu bien compliqué pour le jeune papa. Ca avait semblé bien moins complexe de l’enceinte de l’hôpital… Encore une fois donc, il se leva pour aller chauffer à la bonne température un biberon de petite quantité, mais tout juste pour elle, afin de le lui donner, assis sur la chaise à bascule. Cette chaise était censée être pour sa femme aussi. Lorsque elle aussi aurait du se lever pour donner le biberon de nuit. Niveau expérience sur les enfants, elle en avait su bien plus que ce que lui en savait encore aujourd’hui. Un si mauvais père pour une si jolie enfant, c’était bien malheureux…

- Ma Lena… Je suis désolé…

La petite avait terminé son lait pour s’endormir aussitôt. Vraiment à cet âge, on avait aucune complication de sommeil. C’était si facile pour eux la vie. Il leur suffisait de boire, dormir, pleurer, boire, dormir, attendrir son entourage pour ensuite se remettre à pleurer parce que l’on doit changer sa couche. Vraiment, la vie de pacha. Mais malgré cela, Logan aimait sa fille. Mais peut-être pas assez…


- Adieu ma poupée de porcelaine…

D’un geste, il s’était releva de sa chaise, toujours en douceur, pour ne pas réveiller la douce endormie et causer ainsi de nouveaux pleurs. Il la déposa ensuite dans son lit avant de lui déposer un doux baiser sur le front et de s’éloigner doucement du lit, pour enfin arriver devant la porte, la passer et la refermer derrière lui… Au passage dans le couloir du haut, il se regarda dans le miroir. Il était fatigué, blessé par la vie quotidienne, démoli au plus profond de lui. Il ne pouvait tenir plus longtemps…


Sans cris égard, la nuit silencieuse ne laissait rien prévoir. Et pourtant, une nouvelle étoile s’était illuminé dans le ciel…

09 Janvier 1991 – 11h58 



- Je vais voir ce qui se passe…

La vieille dame n’en pouvait plus, disant cela à son chat figaro, elle sortit de chez elle en direction de la maison d’à côté. De là, émanaient des cris, des pleurs interminables, incessants. Voilà plus de 8 heures que les cris n’avaient cessées. Elle n’avait pas entendu autant, étant plutôt du genre lève-tard, mais depuis son réveil à 10H30, elle n’avait entendu que ça. Aussi, frappa-t-elle à la porte de son voisin, sans jamais y avoir de réponse. Paniquée, elle frappa plusieurs fois, avant de se décider d’aller demander conseil au voisin d’en face. C’était un homme dans la quarantaine, bien en chair et bien dans sa peau. Il avait une femme et quatre enfants. Il avait jusque là bien vécu.

Sans attendre plus d’explications venant de cette chère madame Linda, perdant un peu la boussole ces temps ci, il se dirigea vers la maison de ce jeune gamin qu’il avait à de nombreuses fois aider. Qu’il ne réponde pas était pas normal, et il le savait. Aussi, après trois coups sur la porte, il n’attendit ni une ni deux avant de défoncer la porte. A ce fracas ne suivit aucune réaction. A par peut-être celle des voisins les plus curieux. L’homme s’avançait dans la maison, se dirigeant tout d’abord vers la cuisine qui était complètement vide, seul élément intriguant, un bibi se réchauffant à la température ambiante, faisant doucement tourner le lait en poudre pour premier age. Sa seconde option de pièce fut l’étage, d’où venait les pleurs. S’il ne trouvait pas Logan, au moins, il trouverait facilement l’enfant. Il ouvrit la porte pour découvrir un petit bébé rouge à force d’hurler, couvert de larmes sur ses joues jusqu’à en avoir mit sur le drap. Sans plus attendre, il le prit en douceur dans ses bras. De ces quatre enfants, il ne se souvenait pas avoir eu si petit être. Elle faisait au moins dix, voir quinze centimètre en dessous de la moyenne pour un nouveau né. Mais il le savait, cette petite enfant était née prématurée…

- Chuut la puce. Tout doux. On va trouver ton papa.

L’homme avait plutôt bien été averti par l’histoire de Logan, sa femme, sa fille… Ami et confident, cet homme était de ces voisins rêvés qui n’existait que dans les films. Ici aussi, ça existait… L’homme bien vite sortit de la pièce, avant de se diriger vers la salle de bain. Papa disparut ou non, la petite avait besoin d’un lange propre. Ouvrant la porte avant de déposer la poupée de porcelaine à son papa sur la table à langer, il entendit goutter le robinet du bain. Il écarta le rideau détestant ce bruit oppressant, afin de refermer une bonne fois pour toute ce robinet trouble fête. Mais la découverte fut un choc. Alors que la petite n’avait toujours pas cessé de pleuré, l’homme trouvait au fond de la baignoire un père oppressé, au bord du gouffre qui avait décidé de se laisser noyer par l’eau plutôt que par les problèmes de la vie. Ainsi donc, il avait attenter à sa vie.

L’homme à la quarantaine eu un pas de recul, faillant trébucher sur un sac à lange. Il n’aurait jamais cru que Logan finirait pas faire pareil acte. Lui qui espérait que sa fille lui donne une raison de vivre, il avait eu tord. Aujourd’hui, il voyait son ami mort dans sa maison, de façon voulue et peu mature… Il avait abandonné sa fille, qui aujourd’hui, n’avait plus rien… Il la prit d’ailleurs dans ses bas, la serrant légèrement contre lui pour lui empêcher de voir la scène, comme si elle pouvait y comprendre quelque chose… Sans plus attendre, il sortit de la maison, la petite dans les bras, oubliant finalement de lui changer son lange…

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Lena Imitsu
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 18:10 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

18 janvier 1991 – 09H55   
 
Il aurait bien gardé la petite avec lui, seulement, il ne pouvait rien contre la loi. Une fille sans famille devait finir dans un orphelinat, en attendant une famille adoptive. Il l’aurait bien adopté cette poupée, sans hésiter, seulement, avec ses quatre autres enfants de sept, six, quatre et un an, il lui était incapable, à lui comme à sa femme, de gérer un nouveau né qui de plus est, était fortement prématuré… Ainsi apparaissait la raison de sa venue devant l’orphelinat de la grande ville d’à côté. C’était, par chance, un endroit spécialisés pour les enfants de bas âge et il espérait qu’ici, elle serait bien, et qu’elle trouverait vite une famille avec laquelle grandir…10 heures tout pile, il se devait d’entrer dans la pièce de rendez-vous, la petite dans son landau à la main. La femme avec qui il avait eu rendez-vous était du genre harpie, avec un long nez crochu qui retenait une file paire de lunette grossissant ses yeux d’une fois et demi. Elle donnait froid dans le dos, avec sa taille d’un mètre quatre-vingt, son chignon bien serré à l’arrière de son crâne et sa jupe serrée bien trop haute. Elle lui indiqua une chaise où il pouvait se permettre de s’asseoir, juste en face d’elle. Après quelques paperasses et discutions en tout genre, elle se leva, en même temps que l’homme qui lui tendit le berceau.- Vous êtes sûre qu’ici, elle ne manquera de rien ?- Soyez-en sûre monsieur Filigan, ici, elle sera heureuse, jusqu’à ce qu’elle connaissent encore mieux, la vie avec une père et une mère.- Alors… Au revoir Lena. Pend soin de toi dans l’avenir…



Il déposa un bisou sur le front de la petite qui l’avait déjà attendrit en si peu de jours. Sa femme n’avait pas pu venir, à cause des autres enfants qu’elle devait surveiller. Comme l’on dit toujours, les femmes au foyers, les hommes au bistro. Enfin, c’était presque ça. Peut-être que ça le serait dans l’heure qui suivrait celle-ci, avec tant de bistros dans les rues, ce n’était pas dure… 


22 décembre 1995 – 18H50 

 
- Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire Andy, Dylan et Lena. Joyeux anniversaire !
Les enfants chantaient tous en cœur, alors que les trois gâteau avec leur nombre respectif de cinq, six et neuf bougies. La jeun femme déposa le gâteau aux cinq bougies devant le nez à Lena. Cette petite fille aux cheveux violacés et aux yeux ampli de joie était pressée de pouvoir souffler ses cinq qu’elle petite flamme qu’elle avait déjà compter avec amour. A ses côtés, Dylan, né la veille même avant Lena à une année prêt avait une bougie de plus qu’elle. Andy enfin, entamait sa neuvième année de vie dans les deux jours qui allait suivre. Ici, on avait l’habitude de fêter plusieurs anniversaire en même temps. En était soixante-neuf dans le même département, ce n’était pas dure pour que cela arrive. Celui qui aurait du compléter ma dizaine était parti ailleurs, dans un endroit nommé ici paradis, la famille étant un bien trop grand mot… Son départ s’était fait dans les larmes, comme à chaque départ. Mais un départ signifiait aussi qu’une place se libérait…
- Soufflez vos bougies tous les trois !Sans plus attendre, les trois enfants soufflèrent en même temps. Une année de plus, un anniversaire de plus dans l’enceinte de cet établissement… Une fois les bougies éteintes, les autres pensionnaires applaudirent, pour eux, c’était l’heure de goutter aux délices de Tati Tartine, comme ils aimaient appeler la cuisinière. Depuis des années, et bien avant eux, elle avait eu ce surnom. Certains petits pensent même que Tartine est son véritablement prénom… Sœur Céline coupa le gâteau d’Andy en premier. Il eut son morceaux et d’autres après lui alors qu’elle coupait enfin les deux autres merveilles pour le palais. Il y avait une part pour chacun. A cet âge, ils n’avaient pas besoin de grand chose pour être satisfaits et rassasiés. Après tout, il n’y avait personne de plus de douze ans ici.

- A présent, l’heure des cadeaux !

Un hourra général retentit dans la pièce, un sourire enchanteur sur le visage des trois enfants âgés d’un an de plus. Sœur Françoise, une vieille harpie au nez crochu alla chercher dans son bureau un seul et unique paquet. Elle le déposa devant le nez d’Andy qui l’ouvrit aussitôt pour y découvrir une nouvelle radio avec lecteur cd naturellement incorporé. Lena et Dylan, les deux jeunes dont c’était également la fête aujourd’hui regardèrent sœur Françoise avec une petite mine d’enfant déçu. Pour eux, apparemment, pas de cadeaux…

- Allons ! Je ne vais tout de même pas vous oublier !

Elle s’était approchée d’eux, s’abaissant à leur niveau avant de sortir de la poche de sa robe deux petits sachet en papier qu’elle tendit à chacun d’entre eux. Sans hésiter, et avec un sourire radieux sur les lèvres, les deux mômes ouvrirent leur propre sac pour y trouver une petite gourmette en argent. Sur chacune d’elles étaient inscrit leur prénom ainsi que leur date de naissance derrière la plaquette. Sans oublier le petit écusson gravé à côté du prénom signifiant qu’ils étaient venus ici, pour que jamais ils ne l’oublient… Ici, on savait tous ce que ce cadeau signifiait… Un nouveau départ…


24 décembre 1995 – 10H02   
 
L’heure du départ. Tout le monde était présent sur les marches à l’entrée de l’orphelinat. Tous portaient bonnet, gants et écharpe. Le froid avait envahi les lieux, en cette veille de Noël. Toutes leurs affaires étaient prêtes. Ils n’attendaient qu’une chose, l’arrivée de leur nouveaux parents, avec qui, ils allaient passés leur premier noël en famille. Pour tous les enfants d’ici, c’était une chose des plus importante, découvrir la magie du vert et du rouge avec une belle et chaleureuse famille… Une voiture bientôt arriva, une seule et unique voiture. Chacun se demandait qui des deux allaient rentrer dans cette somptueuse voiture. La famille, à première vue semblait plutôt riche, celui qui partirait là bas serait très certainement des plus chanceux.
- Voilà vos nouveaux parents les poussins.

Sœur Françoise posa ses mains sur les épaules des deux enfants, qu’elle avait placé de chaque côté d’elle. Ici, c’était elle la responsable de tout, c’était bien elle qui s’occupait des inscriptions, des sorties, des transmutations avec l’orphelinat des douze à dix-huit ans. Il était donc normal que ce soit elle qui présente la famille aux deux enfants, les orphelins à leur nouvelle famille. La voiture s’arrêta bientôt avant que ne sortie par derrière une homme à la cinquantaine et une femme qui n’en était pas loin. Un domestique conduisait la limousine et un autre sortait de l’avant de la voiture pour aller chercher les petites valises pour les glisser dans le coffre.

- Alors ce sont eux, Dylan et Lena. Ma foi, ils ont l’air comme décrit sur vos rapports.

L’homme posa sa main sur la tête du garçon âgé de six ans avant de le faire tourner sur lui même. Il l’observait de haut en bas comme si il semblait chercher en lui le gentleman de l’an 2000. La femme, elle, semblait s’intéresser un peu plus à la jeune fille, lui caressant les cheveux de manière délicate, lui détaillant chacun de ses membres, vérifiant la longueur de ses cheveux, un peu trop longue à son goût. Elle avait flashé sur Lena pour son côté unique, à cause de son teint asiatique avec ses yeux de forme européenne ainsi que la couleur de ceux-ci et de sa chevelure. On avait également dit d’elle qu’elle était des plus brillantes et des plus calmes de l’institut. C’était un plus, pour une jeune femme de haute famille. La responsable s’abaissa pour arriver à la hauteur des deux enfants qu’elle prit dans ses bras, laissant tomber ses lunettes sur son nez.

- Soyez toujours prudents, veillez l’un sur l’autre, sans oublier d’être bien sage avec eux. Faites honneur à notre enseignement.

Les enfants avaient les larmes aux yeux de devoir ainsi quitter leur maison d’empreint, alors que tous les autres, les soixante-sept autres, s’écriaient en cœur au revoir, en leur faisant tous signe de la main. Les autres sœurs de l’enseignements tenaient dans leur bras les plus jeunes, leur faisant faire signe de leurs petites mains, même si ils demeuraient endormit. Silencieux et main dans la main, les jeunes enfants quittèrent les bras de leur sévère, mais juste sœur Françoise pour s’engager sur le chemin devant les deux personnes aisées. Une fois dans la voiture, ils firent signe à tous leurs amis, jusqu’à ce qu’ils ne distinguent plus que de vulgaires ombres à travers la brume…



24 décembre 1995 – 18H30   
 
Le soir était arrivé. C’était la première fois que les deux enfants pouvaient découvrir de si belles décorations, une si belle coordination des couleurs vertes et rouges. Tant de choses simplement pour quelques jours, un si haut sapin avec tant de décorations coordonnées. C’était leur premier noël en famille… On avait eu le temps avant la fête d’amener les enfants au magasin, afin de leur refaire quelque peu leur garde-robe. Pour ce soir, ils leur avaient prit un costume noir pour Dylan et une robe à dentelle de couleur rouge sombre pour la petite fille. Ils étaient chargés pour l’instant de rester en silence dans leur chambre, déjà bien décorées, jusqu’à ce qu’on veuille bien d’eux en bas. Du remue-ménage retentissait en bas, des gens venaient d’entrer. Lena n’aimait pas vraiment sa chambre. Elle était bien trop grande et bien trop colorée. Elle s’y sentait, de plus, bien trop seule. Elle n’avait jamais vu autant de jeux en même temps, et pourtant, rien ne lui donnait envie de s’amuser. La porte jusque là restée fermée s’ouvrit enfin.
- Mademoiselle, vous pouvez descendre à présent. Monsieur, madame désire votre présence.

Elle se leva de son lit trop grand pour elle afin de suivre la femme désigner pour les appeler. Sur le sol claquait ses petites chaussures noires plus brillantes que jamais. Dylan bientôt la rejoignit au seuil de la porte de la salle à manger. Tous les deux étaient fort anxieux, plus silencieux que jamais. Là, l’un près de l’autre, ils attendaient l’accord de leurs nouveaux parents avant de se permettre d’entrer, comme le leur avait dit les domestiques quelques minutes avant. Lena observa son ami depuis toujours d’un air craintif. Qu’allaient-ils faire ici, seuls, face aux regards de ces adultes ? Mais son jeune ami n’aurait pas su répondre à sa question, il n’en avait ni la solution, ni le temps de toute façon. Car bientôt, le portier ouvrit la porte vers l’intérieur, sur les deux enfants d’à peine un mètre quinze. Silencieux, les bras le long du corps, ils restèrent là, sans faire le moindre mouvement.

- Et bien ! Avancez ! Votre famille toute entière désirent pour rencontrer.

Dylan fit le premier pas, poussant sa jeune amie à le suivre. Apparemment, ils avaient déjà été vaguement présentés à cette famille toute entière, car tous les membres assis à cette table commentaient dans quelque chuchotement leur démarche, leur allure en clamant clairement leur prénom. Les deux petits étaient fortement intimidés, mais il fallait bien passer par là pour être accueillit dans une famille. Après tout, c’était peut-être une habitude familiale. Ils n’en savaient trop rien, ils n’avaient jamais connu ce que c’était. Ils étaient près pour tout cela. Les cheveux taillés et plus que propre, habiller plus proprement que jamais. Leurs places leur étaient réservées, auprès de ceux qu’ils devraient dorénavant considérer comme leur nouveaux parents. Ils n’avaient encore dit aucun mot depuis qu’ils étaient arrivés. Autour d’eux, peut-être, des personnages un peu trop intimidants...


24 décembre 1995 – 22H15   
 
Le repas s’était déroulé de façon familial à leur avis, les adultes parlant d’actualité et de politiques et les plus jeunes parlant de la littérature, des derniers bests-sellers entre eux. Dylan et Lena, eux, restaient chacun de leur côté de la table, en silence, les mains posées sur les genoux, comme s’ils se voulaient les mieux élevés de la pièce. Bientôt, celle qu’ils devraient à présent appeler mère appela auprès d’elle un des serviteurs qui se mit à reculer la chaise de la jeune fille après quelques mots échangés avec cette femme imposante.
- c’est l’heure pour vous d’aller dormir mademoiselle.Elle soupira légèrement avant de se lever et de s’éloigner aux côtés de Dylan, qui devait aussi aller dormir. Elle le regarda, vraisemblablement déçue par pareille fête. C’était des plus ennuyeux, triste et sans intérêt. De toutes les histoires sur la famille qu’elle avait entendue, elle n’aurait jamais cru la vérité aussi lugubre. L’orphelinat lui manquait déjà. La nounou s’occupa de déshabiller la jeune fille, pour lui vêtir une longue chemisette en guise de robe de nuit. Elle la borda dans son énorme lit avant de fermer les rideaux.- Demain, vous aurez vos cadeaux si vous vous endormez tout de suite, père noël passera.

Quelque chose de similaire à l’orphelinat. L’histoire de dormir si l’on voulait avoir ses cadeaux. Décidément, à se demander si le père noël et les adultes n’avaient pas fait un pacte pour que les enfants dorment tôt malgré l’agitation… Dylan de son côté eu le droit au même scénario avec quelques minutes de décalages. Il était un étage au dessus de la petite, la chambre juste au dessus d’elle. Lui aussi avait une chambre très décorée, avec des jouets par millier. Mais comme Lena, ils n’y trouvait aucun intérêt… A l’orphelinat, ils avaient l’habitude de jouer avec seulement une balle et tout leurs camarades. C’était suffisant pour faire ressortir les plus grand rire de la salle de jeux. Au bout d’un quart d’heure sans bouger, la petite se leva, se dirigeant pieds nus vers la porte de sa chambre. Celle-ci était haute et imposante, mais elle réussi quand même à l’ouvrir. Sans plus attendre, elle grimpa les marches d’escalier en veillant à ne pas faire le moindre bruit, ni à croiser personne. Une fois à ce nouvel étage, elle alla vers la chambre du petit garçon…

La porte s’ouvrait doucement et rapidement, le petit garçon se retourna en fermant les yeux. Quand il remarqua la petite silhouette dans la lumière du couloir, il se releva, un sourire aux lèvres. La petite s’en réjouit, avant de rapidement fermer la porte derrière elle et courir sur le lit de son ami, qui était aussi grand et haut que le sien.

- Lena, tu es censée être dans ta chambre !

- Je m’y sens trop seule, j’ai peur.



La petite à la crinière violette se glissa dans les bras du gamin de six ans. Celui-ci la laissa venir, avant même de l’inviter à se glisser dans ses couvertures. Il lui fit un petit câlin tout tendre, à attendrir les adultes de classe normale. Lui aussi se sentait bien seul tout seul dans cette énorme chambre…

- Tu reste 10 minutes, puis hop ! Dans ta chambre !

- D’accord…



Elle soupira légèrement, une petite bouille triste à la place de son visage. De ses yeux ressortait une énorme peine, déception. Des larmes bientôt perlaient au bord de ces deux magnifiques prunelles.

- Tu t’attendais à quelque chose comme ça toi ?

Lena fit non de la tête, laissant ainsi glisser les larmes le long de ses joues avant de mourir sur ses lèvres.

- Mais ne t’en fais pas, on est à deux. Je te protègerais…



Une parole bien sage et mature pour un gamin de six ans. Mais celui-ci semblait sincère et résolu à tenir sa promesse. Cette petite, il la connaissait depuis toujours. Cela faisait cinq ans qu’il fêtait son anniversaire en même temps qu’elle et il n’avait pas l’intention de l’abandonner, non, jamais.
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 18:36 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

25 décembre 1995 – 08H15 

- C’est l’heure de vous apprêtez mademoiselle. Père Noël est passé, des cadeaux vous attendent sous la sapin.

La femme avait envahit la chambre de cette petite enfant endormie, la réveillant brusquement en ouvrant les rideaux. La lumière aveuglante venait taper les yeux de la petite l’empêchant de voir clairement autour d’elle. La jeune femme qui ne devait pas avoir plus de vingt ans sortit de la garde robe une nouvelle robe, de couleur blanche à dentelle rose, qu’elle enfila à la petite après lui avoir débarbouillé les mains et le visage. Elle coiffa ses beaux cheveux violets d’un nœud noir se coordonnant parfaitement avec ses sandalettes. Toute belle et prête, elle descendit en compagnie de cette charmante nounou, se dirigeant vers la pièce principale, où demeurait ses deux nouveaux parents déjà prêts et bien réveillés. Dylan arriva quelques secondes après elle.

- Vous voilà enfin. Vos cadeaux sont sous le sapin. Jasmine, donnez les leurs.

La nounou à la petite s’avança vers le tas de cadeaux et en tendit tout d’abord un à chacun. Dylan fut plus rapide que Lena pour ouvrir le sien, laissant découvrir un nouvel habit pour lui pouvoir jouer à l’extérieur, plus un vêtement de sport qu’autre chose. Lena, quand elle ouvrit le sien, découvrit un petit top et une jupette noire, style pom-pom girl.

- Nous voyons l’avenir dans vos yeux les enfants. Nous voulons vous donner toutes les opportunités. Ouvrez les autres.

Les deux enfants qui ne savaient même pas ce que voulait dire opportunité comprirent quand même la dernière phrase. Ils pouvaient ouvrir les autres présents. Lena eut entre les mains une peluche en forme de lapin, des plus tendres. Elle la serra un moment dans ses bras, alors que Dylan, lui, ouvrit son paquet pour y trouver une balle de tennis.

- Dès demain Dylan, tu commenceras tes cours de Tennis avec notre entraîneur.

- Je peux donner coco mon lapin à mes amis ?

Les parents la regardèrent. Pendant un moment, ils se demandèrent ce qu’elle leur voulait lorsqu’ils comprirent qu’elle parlait de l’orphelinat. La mère se leva légèrement pour s’abaisser à sas côtés et lui ramener en arrière sa mèche ; un sourire sur les lèvres.

- Lena ma chérie, cette peluche est pour toi.

- Mais j’ai déjà pleins de jeux dans ma chambre… A la maison, mes amis ils n’ont pas d’aussi beaux lapins !

Elle paraissait très sérieuse et prête à se séparer de ce cadeau si beau. Dès son plus jeune âge, elle était emplie de bonté. La femme lui sourit, avant d’acquiescer, ne sachant résister à pareille minois. Lena déposa son lapin à côté d’elle avant qu’elle ne reçoive entre les mains un nouveau cadeau. Celui-ci était un peu plus lourd et on lui dit de faire attention, car il était également fragile. Dylan ouvrit son dernier cadeau, y trouvant une balle de basquet, ainsi qu’un nouvel ensemble. Lena ouvrit délicatement son dernier paquet, découvrant une boite en bois poli et vernis de forme étrange. Elle ouvrit le petit crochet avant de découvrir un objet qui illumina ses yeux. Elle ne savait pas ce que c’était, mais c’était très beau. Sa mère adoptive était resté à ses côtés, afin de l’aider à le sortir de cette boite. Elle lui donna en main, avec amour.

- Ca, c’est un violon. Grâce à lui, tu peux apprendre à jouer de la musique…

- Fils, je compte aussi sur toi pour suivre attentivement les cours de basket. Tu suivra également des cours de volley, de natation, de golf et un autre au choix si tu le souhaite. Il te suffira de demander.

Le jeune garçon savait ce qu’était tous ces sports, mais il se demandait juste comment il allait savoir tout faire… Lena, elle, restait silencieuse, devant cet objet qu’elle trouvait somptueux. Grâce à lui, elle pourrait réaliser de la musique, cette chose si belle à entendre… Mais ça ne semblait pas être tout, car le père l’interpella.

- Ma fille, tu auras aussi le droit à des cours de piano, de flûte traversière et de chant. J’aime assez bien le sport et je compte sur toi pour bien évoluer en danse et autres sports gracieux. Si tu le veux, nous pouvons installer une patinoire. Ainsi, tu pourras pratiquer de la danse sur glace. Et toi fils, du hockey sur glace.

Les deux enfants restèrent silencieux. Comment pouvait-ils leur payer tant de choses ? Ils n’avaient pas une grande idée de l’argent, mais il savait que tout cela coûtait très très cher…
12 Juillet 1997 – 15H28 

Une douce musique résonnait dans toute la cours, jusqu’à en arriver sur le terrain de basket. Dylan en était à son cinquante-huitième paniers, sans s’arrêter, de façon motivée. En moins de deux ans, il avait bien évolué. Il était devenu l’un des garçons les plus sportifs de son âge, malgré sa méprise du sport. Qu’est-ce qu’il préférerait pouvoir jouer aux jeux vidéos comme tous les jeunes de sept ans et demi. Lui, il était forcé de faire du sport, tous les soirs, et week-end, sans compter les vacances… a côté, il devait aller à l’école de son village, remplie de bourgeois, comme ce qu’il allait finir par devenir en restant ici… Sa petite sœur, ainsi nommée à cause de leur adoption par une même famille, elle, s’amusait matin et soir à jouer du violon. A à peine six ans et demi, elle était déjà un jeune prodige de la musique, d’ailleurs, elle n’allait pas tarder à passer son premier concours… Mais Dylan en avait marre de jouer seul, et il savait que cette petite gamine, avait des atouts en sport elle aussi. Le nombre de fois qu’il l’avait surpris à jouer en pleine nuit avec sa balle de volley contre le mur de façade… Il lâcha son ballon avant de se diriger vers l’intérieur. En deux temps, trois mouvements, il se retrouva devant la porte de la salle de musique. Sans frapper, il entra, faisant sursauter la douce enfant.

- Une partie de volley, ça te dit ?

La douce aux cheveux mystérieux c’était arrêté de jouer pour reposer son violon dans son étui. Celui ci était en bois poli et vernis et l’intérieur était adouci par un tissus de soie rouge recouvrant un coussinet complet. Elle lui souria avant de le rejoindre au pas de la porte. Elle portait sur elle une robe noire avec en dessous une chemise blanche. Ses chaussures étaient comme d’habitude très bien cirées, noir, comme sa robe, en plus brillant. Elle lui fit un bisou sur la joue, qui était collante de sueur. Elle fit à la suite une grimace de dégoût, avec malgré tout un petit sourire coquin. Sans plus attendre, elle courut dans sa chambre à l’étage pour enfiler sa tenue de sport. Un simple top avec une jupette à replis. Le genre pom-pom girl, comme elle avait l’habitude de porter depuis ses cinq ans lorsqu’elle allait faire du sport avec son frère ou plutôt meilleur ami…

- On fait un jeu en sept points. Celui qui a, gagne.

- C’est parti !

La petite était prête, sur le terrain adverse de Dylan. C’était lui qui avait le service, qu’il engagea directement. La partie commença tranquillement, puis devenant de plus en plus serrée. Le sport devenait intense, Lena en raffolait. En général, elle devait passer son temps à s’entraîner sur son violon, sous ordre de son père adoptif. Le concours ayant lieux dans deux semaines, elle n’avait pas le droit de se laisser distraire. L’entraînement et la sueur était la seule solution pour réussir. Le score était de trois à quatre pour le garçon après un petit quart d’heure de jeux. La petite attrapait de plus en plus de mal à jouer, sa respiration devenant compliquer… Lena voulu réceptionner la balle, mais celle-ci tomba au sol, ses mains posée sur ses côtes, la douleur devenant de plus en plus forte. Elle se laissa écrouler sur les genoux, devenant de plus en plus haletante. Dylan ne réfléchit pas plus avant de la rejoindre et de la tenir tout contre lui.

- Lena ! tu as ton inhalateur ?

La petite fit un non de la tête, tout en continuant de suffoquer. La maison était trop loin que pour lui la laisser seule le temps d’un aller retour. Il fallait la calmer, pour ensuite aller avec elle à l’intérieur… Il commença à respirer un peu plus bruyamment, afin que sa jeune sœur puisse percevoir son souffle.

- Respire avec moi Lena. Allez…

Elle respirait si vite, qu’elle inspirait plus qu’elle n’expirait. Des larmes apparaissaient à ses yeux tellement la douleur était grande, des gouttes de sueurs perlaient sur son visage, elle avait peur… Elle tentait tant bien que mal de suivre le rythme respiratoire de son frère, mais c’était avec difficulté qu’elle y parvenait. La douleur était trop grande et savoir se reprendre n’était pas une mince à faire. Malgré tout, après deux ou trois minutes, elle se remit à souffler plus longtemps, respirant encore vite, mais expirant plus d’elle qu’elle en inhalait. Elle se calmait doucement…

- Viens… On va à l’intérieur.

Il l’attrapa pour l’aider à se relever. Voyant qu’elle ne tenait plus sur ses jambes, il la prit dans ses bras, sans trop de difficulté. Elle était si petite et lui si fort que s’en était presque facile. Il continuait de respirer bruyamment pour lui donner le bon rythme respiratoire. Elle essayait de s’y habituer, mais se fut avec difficulté. Il arriva à l’intérieur, la déposant dans le fauteuil de la pièce principal, avant d’aller chercher l’inhalateur dans l’armoire. Il lui donna rapidement, avec qu’elle n’inspire un peu de ce produit. Il resta à ses côtés, l’aidant à mieux trouver son rythme. Au bout de dix minutes, elle fut un peu calmée.

- Tu m’as fait peur idiote !

- désolée…

Pareille crise fatiguait énormément. Et Lena en était exténuée. Ses muscles semblaient ramollis, elle se sentait essoufflée. Elle s’approcha de Dylan avant de glisser sa tête sur son épaule et il la prit dans ses bras, de façon protectrice. Cela faisait plus d’un mois pourtant qu’elle n’avait plus fait de crises, mais il ne fallait pas croire aux miracles, ça la suivrait toute sa vie…



25 juillet 1997 – 22H40 

La voiture démarra, sous les sollicitations des deux personnes âgées d’un peu plus de cinquante ans. Leur petite prodigue musical avait réussi. Elle avait même battu la championne depuis deux ans… Elle portait entre ses bras son violon dans son étui ainsi qu’un trophée en or gravé à son nom. Son premier trophée, qui se suivrait de nombreux autres encore.

- Son premier trophée ! Que suis-je fière !

- Oui, mais elle n’en ai pas encore au point de son frère qui en a eu deux en basket, un en volley ainsi que son premier en tennis !

- Arrête un peu avec ton sport veux-tu ! Et surtout, arrête de rabaisser ma fille !


Les deux enfants restèrent en silence l’un près de l’autre à observer les deux parents se disputer… Dylan se tourna vers la petite avant de lui faire un clin, provoquant un sourire enchanté sur le visage de l’enfant. Depuis le temps qu’elle avait attendu se moment, elle avait tous les jours donner le maximum d’elle et aujourd’hui, elle était récompensée. Mais ses efforts ne s’arrêterait pas là. Elle s’entraînerait encore et encore afin de devenir une diva du violon dans sa majorité. Sauf qu’elle n’avait pas vraiment envie de se faire connaître… Mais avec des parents adoptifs pareils, c’était raté d’avance…
19 mai 2001 – 23H00 

La voix semblait libre, comme tous les jours à cette heure exacte. La jeune fille, vêtue d’une chemise blanche par dessus un mini short noir, s’engagea dans le couleur, veillant un bien fermer la porte derrière elle. Avec moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, la jeune enfant de dix ans à peine se retrouvait déjà dans la chambre du jeune garçon. Celui-ci l’attendait, assis sur son lit, les draps grand ouverts. La jeune demoiselle lui sauta dans les bras avant qui ne la serre tout contre elle, avant de s’allonger avec elle dans les bras et de replia les draps tout au dessus d’eux. Il lui fit ensuite une doux bisou sur le front de façon protectrice.

- Tu as programmé le réveil à 5H30 ?

- Mais oui !

La petite souriait, allongée ainsi, blottie dans les bras de son grand frère. S’était devenu une habitude pour elle de venir ici dès 23H00 pile, de dormir dans les bras de son frère avant de regagner sa chambre à 5H30 tapante. C’était pour cela qu’elle demandait tous les soirs si le réveil était bien branché, car tous les matins, dès la première sonnerie, elle bondissait du lit avant de regagner, dans le plus grand des silences, sa chambre. Dans cette pièce où demeurait toutes ses affaires, elle se trouvait toujours aussi seule. Bien que son lit lui semblait un peu moins grand avec le temps, elle trouvait la pièce toujours aussi excentrique. Le sommeil embarqua rapidement la jeune enfant dans les bras protecteurs de ce jeune garçon. Celui ci, qui avait déjà onze ans, observa un moment cette douce gamine avec la plus grande des tendresses. Il se sentait proche d’elle, si important… Il était son frère, elle était sa sœur et ensemble, ils se disaient qu’ils surmonteraient tout…
 
21 juin 2002 - 20H19 

Madame et monsieur, ensemble au restaurant, profitaient d’un moment rien que tous les deux. C’était aujourd’hui l’anniversaire de leur mariage. Déjà 30 années promis l’un à l’autre… Aussi, à l’occasion, avaient-ils prévus de manger à la chandelle dans le meilleur restaurant du pays. Le repas se faisait des plus romantiques, ayant réservé pour eu seul la terrasse couverte. Main dans la main, yeux dans les yeux, le vieux couple semblait redevenir jeune et fragile… Du remue-ménage se faisait repérer dans la cuisine. Les membres du personnel s’agitait, il y avait un problème qui s’annonçait. L’homme se releva, la tête tournée vers l’intérieur. Devant le comptoir, un homme vêtu de noir, muni d’une arme à feu. Il demandait à tous de rester bien calmes et allongés sur le sol à en voir la réaction des clients. Deux personnes avec le même accoutrement le rejoignirent. Un hold-up en si bonne soirée, quel gâchis…

- Ma chère, il va falloir courir…

- Mais ce n’est pas prudent !

- Ils ne nous ont pas vus, il y a encore moyen !

- Non ! Mieux vaut rester cachés !

- Pour ensuite nous faire voler ou tuer avec certitude !

La femme demeura silencieuse tout en observant ces trois hommes qui déjà dévalisaient les poches des clients. Dans un silence intense, elle se leva, indiquant à son mari qu’elle était prête à le suivre. Doucement, ils s’approchèrent de la porte, seule issue pour partie. Ils devaient passés dans la zone rouge avant d’être hors de danger. L’homme se mit à courir, la femme le suivant aussi vite que lui.

- Hé ! Couché !

Un homme les avaient vus, et sans plus attendre, il avait tiré. L’homme s’écroula au sol, devant les yeux de sa femme aimante. Dans l’élan, elle s’agenouilla à ses côtés pour prendre sa tête sur ses genoux. Elle commençait à pleurer, voyant le sang s’écouler le long de la poitrine à son mari… Un des hommes en noir s’approcha d’elle, lui attrapant la chevelure afin de tirer sa tête vers l’arrière.

- Que ceci serve d’exemple à tous ! Le premier qui bouge finira comme eux !

Et un coup, il lui tira une balle dans la tête, avant qu’elle ne s’écroule sur le corps de son homme. Celui-ci était en train de s’éteindre, mais pas assez mort encore que pour ne point remarquer le décès de sa douce… Ce fut la dernière chose qu’il vit…

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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 18:47 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

30 juin 2002 – 15H30  
L’école à présent finie, les deux enfants savaient parfaitement ce qui les attendaient. Les adieux avec les domestiques, les adieux avec les lieux, ils devaient retourner à l’orphelinat… Lena retrouvit ses vieilles batisses, cette demeure qui fut pendant cinq longue année sa petite maison, mais ce fut sans Dylan. Car celui-ci, ayant passé le stade des douze ans, devaient allés dans la deuxième partie de l’orphelinat, à quelques kilomètres de là.

- On se revoit bientôt façon ! Dans six mois on se retrouve !

Il serrait tout contre lui sa petite sœur dont le visage était couvert de larmes. Depuis toutes ces années, c’était à deux qu’ils avaient tout vécus… Et à présent, ils devaient des séparer, jusqu’au douze de la jeune enfant… Lui aussi aurait bien pleuré, mais ce n’était pas digne d’un gentleman, ni d’un homme… Un dernier bisou sur le front, se promettant de penser chaque jours l’un à l’autre, jusqu’à ce qu’elle aie atteint l’âge tant espéré…

Le domestique pendant tout ce temps descendait les valises de la jeune fille, bien plus imposante que précédemment, avant de lui donner cette petite boite en bois, contenant son objet si précieux. L’homme habillée correctement prit dans ses bras la jeune enfant, lui disant tout simplement au revoir, un adieu étant bien trop douloureux. Tout l’argent, la maison et les domestiques avaient été remis au frère de monsieur, mais toutes les affaires des deux enfants avaient été préalablement emballées, afin d’être apportées ici, pour ces enfants qui n’avaient pas toujours l’occasion de se payer tant de jeux. C’était les deux petits qui l’avaient demandé, et les domestiques n’avaient pu refuser… Il ne restait plus qu’à partir, laissant Lena seule dans son ancienne maison…

- Je t’aime Lena !

La voiture déjà s’éloignait, alors que la gouvernante du nom de sœur Françoise la retenait fermement, pour l’empêcher de courir après la voiture ou tout simplement pour l’empêcher de s’écrouler…

- Je t’aime… Dylan…
22 Décembre 2002 – 19H35  
- Tu peux souffler tes bougies Lena !

La petite souffla sans grande persuasion ses douze bougies. Depuis toujours, elle avait soufflé ses bougies avec son frère, mais aujourd’hui ce serait seule… La seule chose qui l’empêchait de pleurer, était le fait que ses douze fameuses bougies signifiaient qu’elle rejoindrait bientôt son frère dans l’autre bâtiment, de l’autre côté de la ville… Un petit garçon du nom d’Adrien apporta un paquet cadeau à la jeune enfant, qui lui fit un bisou sur la joue comme signe de merci.

- Les enfants ont tenus à te faire un cadeau d’adieu. Comme demain, tu t’en va…

- Demain ? C’est vrai ?

- Et oui, déjà demain…

La femme fut quelque peu surprise par le ton enthousiasmé qu’avait adopté la jeune Lena. L’idée que la jeune fille allait rejoindre enfin son frère lui était sorti de la tête. Mais Lena, elle, pouvait mal de l’oublier ! Depuis le temps qu’elle comptait les jours avant de pouvoir revoir la frimousse à son frangin ! Elle ouvrit bientôt le cadeau qu’elle tenait entre ses mains avant d’y découvrir un violon tout neuf, certes un peu moins cher que ses deux premiers, mais déjà plus grand et à sa taille. Elle eut les larmes aux yeux, en si peu de temps, ils savaient déjà à quel point pareil objet lui tenait à cœur. Il faut dire qu’avec le nombre de mélodies qu’elle leur avaient joués, ce n’était pas difficile…

- Tu as aussi reçu deux paquets où il n’y a hélas aucun nom…

Lena eut le cœur battant. L’un des deux paquets venaient peut-être de son frère qui sait… Doucement, elle ouvrit le premier, qui était aussi le plus grand. Après avoir enlevé l’emballage, elle ouvrit la boite, y découvrant un tas de livres sur la musique, ainsi qu’une flûte traversière dans son étui. Elle eut un léger sourire, se doutant de l’identité du destinataire… Elle prit ensuite le second, espérant de tout cœur que cela provienne de l’internat où elle serait bientôt… Le paquet fut fait d’une couche incalculable de papier, pour enfin arriver sur une petite boite en cuire bleu. Elle l’ouvrit, avant d’y découvrir une belle bague en argent, avec une note de musique pour emblème. Au cœur de la bague était entremêlé un morceau de papier qu’elle prit entre les mains et lu… « Bientôt réunis. » Dans un silence profond, elle referma la boite avant de se lever devant l’œil ébahi de tous et s’éloigner dans sa chambre. Une fois là, seule et dans le calme, elle laissa s’écouler une larme avant de se laisser tomber sur le lit et pousser un petit soupire de joie…

- Bientôt ensemble…
23 décembre 2002 – 10H30  
A nouveau des adieux, mais cette fois bien moins douloureux que ça le fut la première fois. Enfin, Lena allait retrouver celui qu’elle aimait tant. A son doigt, elle portait la dague reçu la veille, sous son bras se tenait une boite en bois contenant son nouveau violon. Le nombre de valises qu’elle avait encore était toujours aussi élevé, mais cette fois, ce fut elle et un vieil homme qui dut les mettre dans le coffre de la voiture. Celle-ci était bien moins belle et grande que celle de ses anciens parents, mais elle l’aimait tout autant, car grâce à elle, elle pourrait rejoindre son frère.

La route fut rapide, mais pas encore assez pour elle… Enfin, elle était devant la bâtisse, bien plus grande de l’internat. Ici, la gérante était plus exactement un gérant, un homme grand et sévère qui semblait pouvoir apprendre la discipline dès le premier regard. Lena, dans le silence se contenta de la suivre, alors qu’il lui certifia que ses affaires lui serraient amenées dans sa chambre. Mais malgré cela, elle tint à garder son violon entre les main. La visite des lieux se fit rapidement, le salon, la cuisine, la salle à manger, la salle d’étude, la salle interdite aux enfants pour le bas, la salle de bain commune, les chambres pour le haut. Il lui indiqua ensuite un long couloir vers l’autre côté du bâtiment.

- Ce côté est interdit aux jeunes demoiselles, est-ce clair ?

Il la dévisagea un moment, avant qu’elle ne dise timidement oui de la tête. L’homme lui ayant indiqué précédemment que les filles étaient séparées des garçons, elle se doutait qu’il s’agissait des dortoirs masculins. Sans plus attendre, il lui indiqua sa propre chambre, qu’elle devrait partager avec six autres filles. A peine l’homme fut partis que la jeune demoiselle déposa son violon sous son oreiller afin de s’aventurer dans les couloirs. Découvrir par elle-même était bien plus intéressant. Au bout de deux minutes d’exploration à peine, la jeune demoiselle se retrouvait déjà à vagabonder du côté des garçons, à la recherche de son frère adoré. Ce côté-ci de l’orphelinat était bien plus sombre et sale que celui des filles et semblait presque repoussent. La petite nommée Lena ne savait pas où commencer. Frapper à toutes les portes ne semblait pas une bonne idée et laisser le destin agir non plus, elle n’avait pas assez de temps pour cela… Elle voulait le rencontrer, quitte à aller à l’encontre des interdits.

Un jeune homme d’un peu plus de seize an la croisa dans le couloir, se retournant à son passage. Il l’observa marcher un instant avant de remarquer qu’elle cherchait quelque chose. Il fit demi-tour avant de la rejoindre et de lui taper sur l’épaule.

- Tu n’es pas censée être ici il me semble…

- Je sais mais… Je cherche quelque chose…

- Les ennuis je suppose… Si le patron te voit ici, t’es cuite ma ptite.

Apparemment, le gérant de l’orphelinat était appelée ici le patron. Lena trouvait que ça lui allait plutôt bien d’ailleurs, avec son côté autoritaire… Le jeune garçon face à elle lui souriait, l’amenant à sourire légèrement, d’une façon attendrissante.

- Je ne t’avais jamais vue ici…

- Je viens d’arriver…

- Et tu cherches déjà les problèmes ! On va s’entendre, je le sens !

Il lui fit un large sourire des plus charmeurs, mettant ses mains dans ses poches de façon machinale. Mais Lena ne s’y préoccupait pas, elle regardait avant tout, autour d’elle, à la recherche d’un visage familier…

- Allez ! Dis-moi qui tu cherche !

- Je cherche Dylan…

- Je t’y emmène, mais attend deux minutes, je préviens mes potes.

Il sortit de sa poche son portable avant d’y composer un numéro qu’il semblait connaître par cœur. Au bout de deux minutes, il eut fini son dialogue et raccroche avant de reporter son attention sur la petite mignonne. Celle-ci se contentait toujours d’observer autour d’elle de façon innocente.

- Allez ! On y va ! 

23 décembre 2002 – 11H20  

- Nous y sommes !

Depuis un peu près une heure maintenant, elle se trouvait au saint de ce nouvel établissement pour elle. Depuis ce temps, elle ne voulait qu’une chose, trouver son frère pour pouvoir lui dire : « Je suis là ! ». Et enfin, elle était là, devant la porte de sa chambre. Sans plus attendre, elle ne se gêna pas de sauter sur la clinche afin d’ouvrir cette barrière entre lui et elle. D’un bond, elle entra dans la pièce, s’attendant à y voir son frère, mais à la place, une obscurité inquiétante pour une telle heure de la journée et un calme plat.

- Il est pas la…

Lentement, sans attirer l’attention de la jeune enfant, l’accompagnateur s’était infiltrer avec elle à l’intérieur, refermant lentement la porte derrière lui, l’obscurité devenant ainsi de plus en plus grande. La gamine le remarquant grâce au manque de lumière se retourna vers lui, avant d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose, mais déjà, quelque chose d’autre se mit devant sa bouche, l’empêchant ainsi d’émettre le moindre son. La fille ne voyait rien, mais elle sentait bien que sur ses lèvres était déposée une main. Au départ, elle pensa à son frère, mais la pièce demeurait si inquiétante qu’elle commença à gémir…

- Oh la mignonne petite fille.

D’un geste, on la bouscule afin de la faire tomber sur, à première vue, un lit. La petite essaya de crier, mais on lui remit un main devant la bouche, étouffant ainsi les sons qu’elle émettait. Un ricanement retentit face à elle. C’était certainement cette personne qu’elle sentait se glisser au dessus d’elle avant de la caresser doucement les joues.

- Une peau douce comme la pêche, des yeux qui pétillent, même dans le noir, un corps déjà très beau pour une si jeune demoiselle. Intéressant…

La jeune enfant tenta de sa débattre, mais quelqu’un semblait lui retenir les deux mains le long du corps. A priori, ils devaient donc être trois. Un pour l’empêcher de parler et lui tenir une de ses mains, un pour lui retenir l’autre main et un dernier au dessus d’elle. La petite se mit à pleurnicher légèrement, essayant de ses retenir, mais en vain. L’ambiance était effrayante et même si son enfance fut dans un cadre des plus stricte, elle avait déjà entendue parler de pareilles scènes. Et en général, on ne lui disait jamais du bien de la suite… Elle remua bientôt des pieds, les claquant contre le matelas, espérant que quelqu’un réagisse au bruit infime que cela pouvait faire. Mais bien vite, on l’empêcha de bouger.

- Tout doux ! Tu ne veux quand même pas que l’on t’attache ?

Avant qu’elle ne puisse à nouveau gémir, la main se retira de sa bouche avant d’être remplacé par quelque chose d’humide, qu’elle ressentit bien vite comme des lèvres. Le garçon face à elle l’embrassait de façon forcée, y mettant bientôt la langue, alors que l’enfant n’avait encore jamais imaginer faire pareille chose. C’était quelque chose d’infecte à imaginer et à ça, elle préféra fermer fortement les yeux, et d’essayer d’oublier ce qu’il osait lui faire. Bientôt il s’arrêta avant de lui baiser doucement le cou, descendant doucement tout en déboutonnant sa chemise blanche. Arrivant au dernier bouton, il se décala ensuite quelque peu, afin de laisser prise sur les plis de la jupette à l’enfant. Il la souleva bientôt, mais la jeune fille cria de tout ces poumons. L’un des garçons essaya de lui mettre la main devant la bouche, mais elle le mordit sans plus attendre avant de se remettre à crier.

- La peste ! Elle m’a mordue !

- Fais la taire !

L’homme au dessus d’elle lui donna un claque violente sur la joue, la sonnant un court instant avant qu’elle ne se remette à crier.

- KYAAA ! DYLAN !!!!

Voilà l’un des seuls mots qu’elle criait, espérant qu’il vienne à son secours. Mais il ne vient pas à son nom. Elle reprit son souffle une seconde lorsqu’elle sentit quelque chose de sec dans sa bouche, avant qu’on ne lui relève la tête et lui attache quelque chose dans la nuque.

- Voilà, elle criera moins fort !

Avec ce tissus dans la bouche, les cris de Lena ne ressemblait qu’à des gémissements étouffés. Le Dylan qu’elle ne cessait de répéter était à présent incompréhensible. Doucement, le garçon au dessus d’elle s’apprêtait à glisser sa main dans sa culotte alors que les deux garçons qui lui tenaient les mains les lui bloqua au dessus du crâne. Mais la porte s’ouvrit à la volée, laissant à découvert les trois garçons face à la lumière. Le visage de l’enfant était couvert de larmes, alors que la lumière s’alluma, laissant découvrir un quatrième, qui lui, filmait la scène. Le jeune garçon se précipita vers eux, les repoussant afin de prendre l’enfant.

- Espèces de cons ! La touchez pas !

Il lui détacha les tissus qu’elle avait autour de la tête avant qu’elle ne recrache celui de sa bouche, serrant contre elle son sauveteur. Il la serra à son tour, dévisageant les quatre gars. A à peine douze ans, Dylan avait réussi à se faire démarquer des autres, surtout au côté des fille qui lui trouvait un certain charme. Il attrapa sa sœur dans ses bras avant de se relever avec elle, toujours en pleurnichant et apeurée.

- Vous aurez des problèmes, c’est moi qui vous le dit !

- Et tu vas faire quoi ? A treize ans, tu te crois déjà la caïd ?

- Fermez-là ! C’est un sujet d’expulsion !

Il arracha la caméra des mains de celui qui filmait, avant de s’éloigner dans le couloir, toujours sa sœur en larme dans les bras, accompagné d’un jeune de son âge…
23 décembre 2002 – 12H05  
Le jeune homme déposa l’enfant sur son propre lit, restant auprès d’elle, veillant la rassurer tout en lui caressant le visage, pendant que elle, continuait de lui pleurer sur l’épaule. Au bout de quelques minutes seulement, la jeune fille se calma quelque peu, avant de regarder son grand frère. Celui-ci lui souriait d’une façon qu’il voulait rassurante, même si au fond, il s’en voulait qu’il lui arrive pareille chose…

- J’ai sentit quelque chose rentrer en moi…

Elle se frotta la joue à l’aide du revers de sa manche, avant de regarder son frère de façon apeurée. Le jeune garçon, lui, semblait furieux. D’un bond, il se releva pour se diriger vers la porte, mais déjà, la petite lui attrapa le bras pour l’empêcher de partir.

- Reste avec moi s’il te plait…

Dylan se rassied aux côtés de la douce fillette aux cheveux couleur mystère, lui donnant un bisou sur le front avant de regarder son ami, assis sur le lit d’à côté, à les observer.

- Tu veux bien aller chercher le patron ?

Le jeune garçon s’exécuta bien vite, revenant quelques secondes plus tard avec un homme à moitié habillé derrière lui. Quand il vit Lena, encore les larmes aux yeux, il s’apprêtait déjà à gronder, mais Dylan lui fit signe de se terre de façon presque implorante.

- Elle n’y est pour rien. Il y a eu un problème…

- Comment cela ?

- Tentative de viol…

- Pardon ?! Et qui donc ?

- Les racailles de la chambres 112 m’sieur…

Il s’approcha de Lena, qui à l’approche de ce monsieur mal habillé se réfugia la tête dans les bras de son frère. La peur de l’instant la rendait peureuse et incertaine de la suite. Elle avait peur à présent d’un peu tout, sauf de Dylan, lui, il ne lui ferait jamais rien contre sa volonté, elle le savait…

- Tu vas venir manger avec les autres ma puce ? On va te présenter à tout le monde pendant que je m’occupe des garnements…

Il avait adopté un ton un peu trop doux, quelque chose qui ne lui allait pas du tout. Dylan le regardait de travers, prenant cet homme pour un faux-cul, il n’adoptait ce ton que pour amadouer sa sœur. Mais le principal, c’est que les quatre idiots aient leur punition méritée ! D’ailleurs, Dylan se pencha vers le bord de son lit, afin de prendre la caméra de tout à l’heure.

- La dessus, ils ont filmés leurs conneries monsieur…

Il n’aimait pas faire la balance, c’était une chose qu’il ne supportait pas, ni chez lui, ni chez les autres. Mais on avait touché à SA sœur, et il ne le laisserai pas passer. Le patron prit la caméra en main, avant de se redresser et s’avancer vers la porte d’entrée.

- Allez manger tout les trois, je me charge du reste.

Lena releva légèrement la tête vers la porte où venait de disparaître l’homme, avant de s’allonger dans le lit, tout contre son frère. Elle était tremblante et semblait évidemment traumatisée. Dylan s’approcha d’elle lui enfin s’allonger à ses côtés, afin de se montrer présent, lui dire qu’il était là et que ça n’avait pas changé en six de temps. Elle pourrait toujours dormir avec lui si il le fallait, lui, il s’en foutait. Du moment que sa sœur ne risquait rien, alors rien n’avait plus son importance…
12 février 2003 – 03h12  
 
- Monsieur ! Monsieur ! Lena a un problème !

L’homme sévère se leva d’un bond de son lit à l’appel de cette jolie rouquine de l’âge de seize ans. Il était vêtu d’un de ses vieux pyjama des années soixante-dix et d’un bonnet bleu nuit avec petit pompon blanc. Le genre d’habit qu’on ne lui imagine pas. Une fois sortit de sa chambre, il se précipita dans les escaliers pour rejoindre la chambre de la petite qui l’avait amené hors de ses rêves. Elle était là, allongée, des gouttes de sueur lui perlant sur son front. La fièvre lui était monté, elle se crispait de douleur face à une douleur qui semblait lui venir du bas du ventre. Des larmes lui montait aux yeux, mais cela, il ne le distingua qu’une fois proche d’elle. A ses côtés se trouvait un jeune homme aux yeux noisette emplis d’inquiétude.

- Que faites-vous ici ?

- Je ne peux pas l’abandonner Monsieur !

Le patron le regarda de travers avant de lui toucher le front de ses mains plutôt froide. La petite était brûlante, gémissante et faisait de la peine à voir. L’homme tenta de la calmer, pour savoir d’où venait la douleur, mais elle n’en disait rien.

- Cela fait dix jours qu’elle a des maux de ventres. Mais cette fois-ci, c’est plus fort.

- Pourquoi ne pas avoir prévenus mesdemoiselles ?

- Elle ne voulait pas que l’on s’inquiète pour elle…

Les colocataires de chambrée se tenait l’une près de l’autre à observer leur nouvelle amie souffrir. L’homme sans plus attendre se releva de sur le lit et prit la petite dans ses bras. Ne pesant pas plus de trente-cinq kilo, elle s’avérait plutôt légère pour une fille de 12 ans. Sans plus attendre, il se mit à marcher en direction du salon en bas, pour appeler une ambulance.

- Où allez-vous jeune homme ?

Il s’était arrêté de marcher lorsqu’il remarqua que quelqu’un le suivait à la trace. En effet, Dylan était bien décidé à la suivre jusqu’au bout. Mais le patron ne semblait pas le voir ainsi, car il l’envoya se coucher, sans même qu’il n’ai le temps de répliquer quoi que ce soit. A peine cinq minutes plus tard, il avait raccroché le téléphone, l’ambulance étant déjà en route. 


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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 18:58 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

12 Février 2003 – 15H00 

Seules Jennifer, Elena et Sabine avait pu aller avec Monsieur à l’hôpital. Elles portaient en main l’une ou l’autre affaire à la jeune demoiselle, ainsi qu’un bouquet de roses. Quand elles arrivèrent la jeune malade restait endormie alors que les trois filles plus âgées qu’elle se tenait à son chevet. Le patron les rejoignit quelques secondes plus tard, après avoir discuter avec le médecin.

- Elle a eu l’appendicite. Elle devrait aller mieux dans deux ou trois jours. Aujourd’hui, elle a besoin de repos.

Les jeunes demoiselles virent quand même les yeux de la jeune enfant s’ouvrir péniblement. La grosse voix du responsable de l’orphelinat l’avait très certainement réveillée. Lena, en voyant les tête des filles eut un petit sourire vaporeux. Elles s’approchèrent d’elle afin de bien montrer leur présence, et ce qu’elles avaient apportés.

- On t’as amené des vêtements et ta peluche favorite ! Aussi, on t’a ramené ton violon, pour que tu en joues aux autres malades quand tu iras mieux. Et enfin, un bouquet de roses…

Elles le lui déposèrent entre les mains, avant que Jennifer ne s’approche d’elle, pour lui murmurer quelques mots à l’oreille. A la suite de ses paroles, l’enfant eut un petit sourire, plus grand encore que précédemment, rougissant pleinement. Le responsable rouspéta un petit peu avant que les trois orphelines ne s’éloigne de leur nouvelle amie.

- On te revoit bientôt !

- Je suis navré, mais on ne peut rester, l’orphelinat va être en désordre si je reste trop longtemps en dehors.

L’homme prit un air important avant de bousculer les demoiselles vers la sortie, alors que celles-ci faisaient de petits signes à la malade. Celle-ci s’efforça de leur rendre le signe, avant de regarder le bouquet de roses blanches qu’elle tenait en main. Parmi toutes celles-ci, une simple pâquerette où était accroché un petit mot. Elle retira cette unique fleur plutôt médiocre avant d’en lire ce bout de papier. « Rétablies-toi vite, je compte sur toi. Je viendrais te voir bientôt. Je t’aime… ». La jeune enfant eu un sourire charmé, serrant contre elle cette petite fleur encore rosée, due à son jeune âge. Elle appela bientôt une infirmière, pour avoir un peu d’eau, au moins pour cette fleur…



14 février 2003 – 07H00 

Quelque chose cogna la fenêtre. Lena se redressa un peu de son lit, se sentant déjà mieux que la veille. Derrière les rideaux blancs qui ne servait pas vraiment à cacher la lumière extérieur, elle distingua une silhouette masculine. Sans plus attendre, elle se releva avant d’aller ouvrir les rideaux et découvrir le doux visage du châtain qu’elle préférait le plus au monde. Sans une seconde de réflexion, elle lui ouvrit la fenêtre avant que celui-ci ne rentre, neuf roses rouges derrière le dos.

- Que caches-tu ?

- Ton cadeau de saint-Valentin !

Il lui tendit le bouquet, l’amenant à rougir de façon incontrôlable. Elle observa les fleurs un court instant, les comptant une par une, sentant son cœur battre au fil des nombres. Une fois arrivée à neuf, elle sauta dans les bras de son frère pour lui faire un bisou sur la joue.

- Merci ! Mais il ne fallait pas !

La petit se retira de ses bras, avant de se diriger vers sa table de nuit, où demeurait déjà la quinzaine de roses blanches. Elle y ajouta ces roses ci, d’un geste tendre. Elle se retourna ensuite vers le jeune homme, qui déjà observait les environs.

- Tu te plait ici ?

- Non… Les infirmières sont trop strictes… Je peux même pas jouer du violon… Ca fait trop de bruit…

Elle adopta une mine boudeuse, avant de s’asseoir sur son lit. Sur elle, elle portait une tunique blanche, pas très bien attachée, qu’elle détestait tout autant que cette pièce blanche… Son jeune frère se mit à rire quelque peu, avant de se recevoir un oreiller dans la face.

- Te moque pas de moi !

- Désolé…

Il reprit l’oreiller tombé au sol après s’être frotté douloureusement le bout du nez. Il le tendit ensuite à sa sœur avant de lui donner une petite tape sur la tête. Geste instinctif, la jeunette se frotta la tête de la paume.

- Tu as eu l’appendicite, c’est ça ?

- Oui, et j’ai une vilaine cicatrice maintenant…

Elle releva sa robe jusqu’au bas de son ventre, afin de montrer sa vilaine plaie. Par chance, elle portait par dessous un boxer noir. Le garçon grimaça en voyant ces fils et ce sang, pour enfin cajoler sa douce sœur. Il resta là pendant une demi-heure, lui racontant qu’on pensait à elle à l’orphelinat, mais que lui pensait encore plus à elle que tous les autres réunis. Elle eut un sourire comblé, bien que son visage montrait son embarra. Le jeune garçon n’était hélas pas censé être là, et bientôt, des bruits dans le couloir signalèrent qu’il était temps pour lui de repartir…

- Recouches-toi ! Vite !

Il aida sa sœur à se couvrir, avant de lui donner un bisou sur le front, tout en lui tenant la main. Quand, devant la porte, une silhouette apparut, il s’encouru vers la fenêtre avant de ressortir. Par chance pour lui, Lena demeurait au rez-de-chaussée… C’était les filles qui le lui avait dit…

- Debout mademoiselle !
12 juillet 2005 - 22H15 

Les deux enfants avaient fuis l’orphelinat, juste pour pouvoir rester un peu seuls tous les deux. A l’âge de quatorze et quinze ans, Lena et Dylan avaient bien mûri depuis le temps qu’il se connaissait… Lena était devenue une de ses jolies filles qui donne envie rien qu’à son passage dans le couloir, Dylan lui, était devenu le membre favori de l’orphelinat, le meilleur athlète de son bahut. Depuis le nombre d’année, il n’avait cessé d’être là pour celle qu’il considérait encore et toujours comme sa petite sœur… Elle était pour lui, la plus importante, celle pour qui il ferait tout… Mais elle…

- La lune est magnifique…

Elle levé les yeux vers le ciel, les yeux rivés sur cet astre qui en fait rêver plus d’un. Son frère marchant à ses côtés fit signe de oui de la tête avant de s’arrêter devant un banc du parc. Les deux enfants s’assirent là, demeurant un court instant dans le silence. Lena observa celui qui, à de nombreuses reprises, lui avait sauver la vie. Cela faisait deux ans qu’il lui offrait un cadeau à l’occasion de la saint-valentin, sans raison apparente, mais la fille, elle, n’avait jamais osé lui offrir un cadeau qui pouvait signifier autant… Il la regarda dans les yeux, deux yeux aussi beau que cette nuit, d’un violet doux et prononcé, où se reflétait la lueur des étoiles. Cette jeune fille avait peur, peur de la suite…

- Dylan…

Elle prononça son nom dans un murmure à peine inaudible, mais cela suffit à retirer le jeune homme de ses songes. La jeune définitivement talentueuse dans le violon, tout comme le sport s’était arrêté de réfléchir. Depuis maintenant plus d’un an et demi, il y avait quelque chose, qu’elle n’avait jamais avoué, mais aujourd’hui, c’était l’instant…

- Tu sais… Depuis le temps que l’on se connaît… Je t’ai toujours adoré…

- Je sais ma sœurette et c’est réciproque.

- Mais…

- Mais ?

- Aujourd’hui, je ne ressent plus la même chose qu’il y a huit ou neuf ans… Ou plus…

- Que veux- tu dire par là ?

- J’ai un faible pour toi Dylan…

Elle baissa doucement la tête, les larmes aux yeux, alors que le jeune homme, interloqué, la contempla dans un silence de mort. Il lui fallut un peu plus d’une minute pour réaliser les paroles de sa sœur… A la suite de ceci, il lui mit le doigt sous le menton, pour la forcer à relever la tête. Il observa ses doux yeux emplis de larmes, un couteau lui transperçant lentement le cœur…

- Lena…

Mais la fille n’en dit rien de plus, elle se contenta de dégager la main de son frère par adoption, avant de s’approcher de lui et l’embrasser avec douceur. Elle venait de lui voler se baiser, sans avoir su s’en empêcher. Depuis tout ce temps, cette confiance, cette confidence… Se résumerait-elle à jamais en fraternité ? Comment cela était-il possible alors qu’au fond, entre eux, plus encore était probable… Le garçon resta silencieux, la lâchant soudainement, comme si ce qu’elle venait de faire était une erreur, une erreur pour laquelle il devait lui en vouloir…

- Lena… Tu as eu tord… Toi et moi, c’est juste… Enfin, on est frère, sœur…

- Je comprend…

La petite baissa la tête, face au jeune homme qui s’était relevé pour réfléchir. Un instant de passer et la petite se leva avant se s’encourir, une larme s’échappant de sa joue pour retomber loin derrière elle… Dylan n’avait pas eu le temps de la rattraper que déjà, elle s’était enfuie parmi les arbres. L’obscurité rendait les fouilles impossible, et pourtant, il ne put s’empêcher de s’y engager, pour la retrouver…



12 juillet 2005 – 22H49 

La jeune adolescente s’arrêta enfin de courir, essoufflée, sentant de plus en plus le problème qu’elle a depuis toujours. Elle regrettait tellement d’être ainsi aussi fragile, elle ne pouvait jamais se donner à fond, elle aurait voulu d’ailleurs courir ce soir à des kilomètres plus loin, mais elle n’avait pas pu faire plus d’une demi-heure, hélas. L’endroit qu’elle avait atteint lui était inconnu, elle se demandait même si elle était encore dans la ville de son orphelinat. Aucune lumière pour éclairer devant elle, elle ne pouvait rien voir, juste une ruelle en mauvais état, dont l’accueil laissait à désirer. Ici, personne, où presque. Juste quelques jeunes femmes entre son âge et vingt-cinq ans. D’autre femmes, plus âgées demeuraient aussi, mais dans un autre coin… On aurait dit un lieu de sorcière habillées de cuirs moulants et de tenues provocantes…

Lena se laissa appuyer tout contre un mur, pour s’effondrer sur le sol et se mettre à pleurer, la tête dissimulée entre ses deux bras repliés. Elle était perdue, personne ne savait où elle était. Et pire encore, elle se disait qu’elle ne méritait plus de parler à Dylan, ne plus jamais le voir, ne plus jamais lui parler, se faire oublier… Il fallait qu’elle s’en aille de là, qu’elle ne retourne plus jamais à l’orphelinat et qu’elle vive sa propre vie, loin de tout cela, loin de lui…

Elle releva doucement la tête, séchant ses larmes de ses petits poings serrés avant de regarder devant elle. Un silhouette doucement s’approchait d’elle, d’une façon peut rassurante. Une fois auprès d’elle, il s’abaissa pour la regarder dans les yeux. Il n’avait pas l’air méchant une fois que l’on pouvait distinguer son visage à travers la lueur de la lune…

- Tu es perdue ? Où sont tes parents ?


- Je n’ai pas de parents…

Lena se redressa doucement, rajustant sa jupette noir et son polo gris. L’homme eut un air navré et posa sa main sur son épaule. D’un petit geste, il la frôla, d’une façon qu’il voulait réconfortante, rassurante.

- Ne me dis pas que tu vis toute seule. Tu es au moins dans une famille d’accueil, un orphelinat, non ?

C’était sa chance, l’homme la prenait en pitié. Elle n’était pas du genre à aimer cela, loin de là, mais si c’était l’occasion pour elle de changer de vie, de trouver appuis, alors, elle n’hésiterait pas.

- Non… Je suis… seule…

Elle adopta une mine triste, en baissant doucement la tête, cachant son regard qui dévoilait une lueur tendue vers l’entourloupe. L’homme s’approcha un peu plus avant de soupirer, d’un air extrêmement triste.

- Je sais ce que c’est ma petite… Moi aussi j’ai grandit sans toit… Mais viens avec moi, on pourra peut-être un petit peu parler devant un feu pour nous réchauffer non ?

La petite releva la tête vers lui, pour lui sourire d’une façon qu’elle voulait gratifiante. Sans hésiter, elle le suivit, après avoir ajuster cette fois, les hautes chaussettes qu’elle portait. Face à elle, un homme qui allait pouvoir lui changer la vie. Comment aurait-elle pu rêver de trouver aussi facilement une solution ? Elle n’en croyait pas ses yeux, en même pas une heure de temps, sa vie allait changer du tout au tout…
 

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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 19:02 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

12 juillet 2005 - 23H45 

La jeune demoiselle à l’air mignon restait silencieuse pendant que l’homme face à elle lui expliquait un peu sa vie, ce qu’il faisait pour la jeunesse, la recueillait, la nourrissait, lui apportait tout ce dont elle avait besoin, en échange un mini travail. C’était un occasion en or, d’autant plus qu’il disait de ce travail que l’on y prenait vite goût. Aussi, la jeune demoiselle accepta de bosser pour lui…

- Fantastique ! John ! JOHN ! Viens avec le cadeau !

Une jeune homme, à peine plus vieux de deux ans, par apport à l’enfant arriva avec une mallette en plastique brun. Il semblait plutôt calme, quelqu’un de brave et qui ne semblait pas hésiter à obéir. Il indiqua à la petite de s’allonger sur le fauteuil, ce qu’elle fit, même si elle se demandait quelle utilité cela pouvait avoir.

- Avant de commencer, j’aimerai que tu acceptes ce petit cadeau, qui nous prouvera en quelque sorte que tu ne fuiras pas…

Elle le regardait, lui qui s’était relever pour enlever sa cravate et s’approcher d’elle. Elle ne prêtait pas trop attention au jeune homme qui préparait quelque chose contenu dans la mallette, derrière elle. Bientôt, il se mit à genoux à ses côtés, avant de lui attraper le bras, alors que l’homme à la trentaine au moins, lui attrapa les jambes.

- Qu’allez-vous faire ?

- N’aie pas peur, ça ne fait pas mal ! C’est comme une prise de sang, et après tu te sentiras si bien…

- Non…

La petite tenta de se débattre comprenant que dans la seringue, qui s’approchait rapidement de son bras, se trouvait un produit peu légal, de la drogue à son humble avis… Mais se débattre ne lui servit à rien, déjà, l’aiguille se retrouvait dans son bras. Elle vit le produit disparaître peu à peu, ayant l’impression de le sentir dans ses veines… Elle ne pouvait rein faire, à présent, elle était déjà droguée. Elle espérait juste qu’elle ne ressentirait ni trop de symptôme, ni de manque par plus tard… La jeune homme la lâcha pour se relever et s’en aller avec sa mallette, en prenant soin de fermer la porte derrière lui. La petite était prit au piège avec cet être finalement démoniaque… Il s’approcha d’elle, lui caressant la joue, tout en lui tenant les mains.

- La première dose est toujours la moins agréable… Car j’y ajoute un produit somnolant, pour être sûre que tu te laisse faire…

- Pourquoi… ? Je vous croyait sympathique pourtant…

- Oh mais je le suis ! Grâce à moi, tu auras un métier de choix ! Celui de pute, de femme de trottoir ! N’est-ce pas magnifique ?

- Non… Laissez-moi m’en aller… Je veux rentrer chez moi…

- Chez toi, c’est ici ma douce…

Il s’approcha doucement de son visage, lui caressant la joue avant de l’embrasser délicatement. La jeune enfant tenta de se débattre, mais c’était comme ci tout ses membres ne lui répondaient plus correctement, elle avait beau essayer, ses gestes étaient lents, elle s’affaiblissait, le produit faisait doucement son effet… L’homme sentit les forces de l’enfant s’évader, décidant à présent de commencer son travail de chef de ce trafic peu écologique…

- Mais pour ce métier, je dois m’assurer que tu ne sois plus vierge… Ca te serait bien ennuyeux aussi non..

Il attrapa dans sa poche de pantalon un petit emballage de forme carré, qu’il posa aux côtés de la tête à la jeune enfant. Rapidement, il enleva sa chemise, avant de se mettre à enlever doucement celle de Lena. Déboutonnant un à un les liens… Bientôt, il put découvrir un ventre fin et doux, il le caressa, alors qu’il se remettait à l’embrasser. Dans un geste, il releva l’enfant pour lui enlever le vêtement qu’il avait déjà détacher, avant de dégrafer son soutien-gorge… La petite gémissait légèrement, elle était éveillée, mais trop faible pour réagir, elle se sentait si fragile, encore plus qu’auparavant… Elle n’aurait jamais du quitter son frère, elle n’aurait jamais du se croire plus maligne qu’un adulte…

Il descendit doucement le long du cou à l’enfant, la gâtant de nombreux baiser, avant d’aller jouer de ses deux petits seins, déjà bien développés pour son âge… Il était plutôt doux dans ses gestes de pédophiles… La jeune enfant le sentait la détailler de ses mains et sa boche, lui suçant les mamelons d’une façon qu’elle trouvait horrifiante… Ce geste aurait pu être agréable, si seulement elle aurait été consentante… Mais elle ne le voulait pas, non… Il s’abaissait doucement vers sa jupette, avant de glisser sous la ceinture une main impure.

- Non… Dylan…

Dans un murmure, elle suppliait, ajoutant le nom du seul qui aurait pu être son sauveur… Mais ça ne servait à rien, personne ne savait qu’elle était ici, et dans quelle situation… Il déboutonna bientôt la jupe de la jeune enfant, avant de défaire sa ceinture à lui. Doucement, il glissa cette jolie jupe à carreau noirs et gris, découvrant un boxer blanc. L’homme eut un léger sourire, trouvant cette nouvelle conquête des plus magnifiques. Il n’avait pas toujours eu la chance d’avoir aussi bien dans les mains, et surtout, aussi faible… Il se remit à l’embrasser, emmêlant sa langue à celle de l’enfant, s’amusant seul à faire tourner sa langue dans sa bouche. En même temps que son jeux qui répugnait de plus en plus la jeune enfant somnolente, il glissa sa main dans le sous-vêtement à l’enfant, bientôt, Lena sentit quelque chose en elle, y réfléchissant un peu, elle constata que cela n’était autre qu’un doigt. Elle avait peur, que voulait-il lui faire ? Elle n’était pas prête ! Non, elle ne le voulait pas, pas maintenant, pas ici, pas avec lui… Mais elle n’avait pas le choix, l’homme l’obligeait, et elle n’avait plus la force de combattre… Le sommeil lui parvenait, mais elle ne réussissait pas à s’endormir, pourtant, elle aurait voulu ne pas ressentir ce moment… Elle aurait préféré dormir et se dire que c’était un mauvais rêve…

La douce n’avait ni la force de se défendre, de le repousser, ni même d’être tendue… Elle ne parvenait pas à stresser, la drogue la rendant bien trop ivre, le somnolant la rendant bien trop faible… L’homme avait enlevé son pantalon, toujours en la caressant de toute part de ses deux mains impures. Il lui caressait les seins, le cou, le ventre, les fesses, les jambes… Il en attrapa d’ailleurs une afin de l’écarter et se placer entre les deux. Il lui déposa un dernier baiser sur le front, comme si il comptait la protéger, ne pas lui faire de mal, puis, elle sentit une chose pénétrer au plus profond d’elle. Elle ressentait une étrange sensation qu’elle était incapable de traduire, dans la situation, elle préféra qualifier cela de douleur… C’était une souffrance, elle perdait sa fleur sans l’avoir voulu… Elle savait ce que c’était, à son âge, elle en savait deux ou trois choses. Et elle savait ce qu’il y avait au font d’elle. Cet homme ne voulait faire qu’un avec elle, exécutant des vas et viens qui faisait gémir l’enfant… Elle aurait voulu le repousser, mais c’était peine perdue… A côté d’elle, il n’y avait plus que l’emballage carré, complètement vide. Cet homme, bien que violeur et pédophile avait malgré tout le sens des valeurs sexuelles…

Il se retira au bout d’un moment, alors que la petite était toujours allongée, faible, fatiguée, les larmes lui coulant sur les joues pour mourir sur ses lèvres… L’homme enleva ce qu’il fallait de son objet meurtrier et la jeta dans la poubelle auprès de son bureau… Il s’approcha du visage de la petite, l’embrassant une nouvelle fois, avant d’approcher ses lèvres de son oreille.

- Tu y auras encore le droit avec moi… Mais cette fois, tu me montra si tu as un don à cela ou non… Ta place de trottoir dépendra de ta qualité.

Il eut un sourire sadique que la jeune enfant ne parvenait même plus à identifier. Elle ne sentit bientôt plus ce poids sur elle, il s’était relever… Bien vite, elle se sentit soulevée, peut-être l’avait-il prit dans ses bras. La lumière changea, mais elle ne distinguait à présent plus grand chose, à part la clarté des pièces où le bruit…
19 août 2005 – 20H45 

La petite, dans le plus profond des silences se dirigea vers le bureau du grand chef. Il était là, accompagné d’une demoiselle à peine plus vieille qu’elle. Celle-ci semblait déjà bien plus habituée qu’elle, et bien plus consentante, ou peut-être simplement, n’était-ce pas sa première année ici… Lena attendit que la jeune demoiselle sorte, sans lui accorder le moindre regard, avant d’entendre le cri de l’homme. Il lui indiquait qu’elle pouvait rentrer à présent. La jeune adolescente vêtue d’un robe courte de cuir noir obéissait sans même se hésiter. Elle rentra dans cette fameuse pièce sentant désagréablement le fauve avant de fermer la porte derrière elle et attendre la permission de s’asseoir.

- Non, pas là, là…

Il avait accepté qu’elle s’assied, seulement, elle n’avait pas du très bien comprendre les idées qu’il avait en tête. Ce n’était pas sur la chaise qu’elle pouvait s’asseoir, mais bel et bien sur le fauteuil, ce fauteuil dont elle avait horreur aujourd’hui. L’homme se releva de sa chaise de bureau, avant d’enlever sa ceinture et s’approcher d’elle. Il lui fit un doux sourire, avant de l’embrasser tendrement.

- Il y a beau à faire, tu es de celle que je préfère… Même peut-être ma préférée, tout simplement…

Il alla s’asseoir à ses côtés, avant de lui poser un main sur son genoux, remontant tout doucement vers le haut de sa jambe. La pauvre enfant ne bougeait pas. Elle savait ce que se débattre signifiait, et ce n’était pas ce qu’elle désirait… Elle s’était une fois débattue, la fois de trop… Le résultat encouru lui avait été terrible… Elle ne voulait pas à avoir à subir à nouveau tout cela… Elle soupira légèrement, attisant le regard de l’homme. Aujourd’hui encore, comme une fois par semaine depuis qu’elle était ici, elle allait devoir faire son éducation sexuelle… Elle espérait que l’appel qu’il lui avait fait serait autre chose que cela, après tout, il lui avait la fois d’avant qu’elle se débrouillait bien. Mais ça ne devait pas être suffisant…

- Cela fait un mois et une semaine que l’on se connaît. Qu’est-ce que le temps passe vite…

Il se releva d’un bond avant de l’attraper et de la poser sur le sol, près du bureau. Lentement, il s’abaissa pour arriver au dessus d’elle, la ceinture entre les mains. D’une façon délicate, il posa la ceinture contre la gorge de l’enfant, la plaquant au sol, l’étranglant que partiellement heureusement. Avant douceur encore, il l’embrassant, l’invitant à se jouer de sa langue, ce qu’elle avait apprit à faire, sous peine d’avoir une bien sévère punition… Depuis qu’elle était ici, elle n’avait connu l’expérience qu’avec cet homme, ou presque…, n’ayant toujours pas la permission de sortir. Tous les deux jours, elle avait le droit à sa piqûre, toutes les semaines, elle n’avait d’autre choix que de se laisser manipuler par cet homme aux mains impures…

- Tu es si séduisante Lena, j’ai bien envie de te garder pour moi seul…

Toujours en l’embrassant, il s’approcha des mains de l’enfant, les lui réunissant au dessus de sa tête, avant de les mêler à la ceinture et enfin, nouer la boucle contre le pied du bureau. La jeune fille aux yeux couleur mystère l’observa un moment, craintive de ce qu’il allait lui faire. Elle avait déjà été attachée, elle s’en souvenait comme si c’était hier… La fois où elle s’était débattue, ce qui s’en était suivit avait été horrible… Des larmes se formaient aux bords de ses deux jolis yeux, ce que remarqua l’homme à la trentaine. Dans un geste des plus tendres, il lui passa l’index sous ses yeux pour les effacer.

- Chuut… N’aie pas peur, je serai seul cette fois. Tu n’as rien fait de mal après tout…

La petite le regarda d’un air apeuré. Depuis qu’elle se trouvait ici, elle ne parlait plus, elle dormait à peine, elle n’était plus vraiment sociable… Elle n’avait plus ce jolie sourire qui avant, la caractérisait si bien… Elle était différente, sans âme en quelque sorte. Elle se contentait d’obéir aux règles, de faire ce que l’on lui demandait…

- Aujourd’hui, tu peux te débattre, amuses-toi…

Il lui avait murmuré cela à l’oreille avant d’y mordiller le lobe. Doucement, il descendit dans le cou de l’enfant, en la couvrant toujours de doux baisers. La petite se mettait à essayer de se détacher, mais c’était bien trop serré. Et plus elle tira, plus ça lui faisait mal. C’était sa chance pourtant, on lui permettait de se débattre, de se défendre, de défendre ce corps qu’à ses yeux, ne valait plus grand chose… L’homme lui, continuait de l’embrasser, lui détachant lentement la tirette de sa robe, avant de découvrir une poitrine avantageuse, agréable à toucher. Avec technique, l’enfant se souleva légèrement afin de pouvoir attraper entre ses fins doigts la boucle qui la retenait. L’homme en était au bas du ventre de la jeune demoiselle, alors qu’elle, parvenait doucement à ce détacher. Cela lui faisait mal de devoir tirer, mais si c’était la seule solution, elle n’hésiterait pas…

Elle sentait bientôt l’homme en elle, alors que la ceinture lui brûlait les poignets. Au bout de deux ou trois minutes dans cette situation, alors que l’homme effectuait ses habituels vas et viens, la petite arriva enfin à retirer la ceinture enrouler entre ses mains et le pied du bureau. D’un geste, elle se releva, avant de tourner et se retrouver par dessus l’homme. Sans hésiter, elle lui mit la ceinture au cou, essayant de l’étrangler, mais la seul réaction de l’homme fut un ricanement.

- C’est qu’elle est très futée en plus…

D’une main, il attrapa l’enfant par le cou, lui serrant doucement, de sorte à ce que lentement, elle finisse par suffoquer. A force de ne plus avoir d’air, elle finit par lâcher la ceinture. L’homme n’était plus en elle à présent, ils étaient juste l’un sur l’autre. Jusqu’à ce qu’il se relève, la jeune fille toujours entre ses doigts, légèrement surélevée par rapport au sol. D’un simple geste, il la propulsa contre le fauteuil, avant de remettre son pantalon. La douce enfant suffoquait, respirait difficilement tout en toussant.

- C’est bien Lena, tu t’améliores on dirait.

Mais l’enfant ne le voyait pas ainsi, une fois repris son souffle, elle se releva avant de sauter sur l’homme en train de remettre sa ceinture. Elle essayait encore de l’étrangler, de ses deux mains froides et petites. L’homme fut surpris par cette attaque soudaine, mais n’en fut pas désorienter. Il repoussa à nouveau l’enfant d’un geste un peu plus violent cette fois, avant que celle-ci ne retombe contre le mur de façon douloureuse. Légèrement déboussolée, elle se releva malgré tout, lui fonçant dessus avant férocité. Son but à présent était de le faire tomber, ce qu’elle parvint à faire, malgré son poids plume. Un « boum » se fit entendre, ce qui aurait dut attirer l’attention de bons nombres du personnel de cet endroit mal-famé. Mais Lena s’en fichait, elle voulait le vaincre, elle voulait être libre. Elle leva les yeux rapidement pour voir ce qui autour d’elle aurait pu l’aider, et c’est là, qu’elle distingua un coupe-papier… Elle se concentra un instant, essayant de retenir l’homme en dessous d’elle, alors qu’elle était toujours aussi nue… Elle tendit rapidement le bras pour attraper l’objet tranchant, malgré l’homme se débattant en dessous d’elle…


Une ou deux secondes plus tard…

La petite courut le plus rapidement possible, ne portant sur elle qu’une chemise d’homme, trouvée sur le siège de l’homme. Elle avait peur de se faire rechercher, que quelqu’un vienne à la trouver. Elle avait fait l’impardonnable avec quelqu’un qui avait voulu l’héberger. La jeune demoiselle s’essouffla hélas bien vite, s’arrêtant au bout de vingt minutes de courses, les genoux au sol. Reprenant sa respiration avec difficulté, elle vit une ombre s’approcher devant elle.

- Ma pauvre petite, tu es toute tremblante…

Une vieille femme s’était amener auprès d’elle pour lui poser une main sur l’épaule. Mais le geste de recul fut instinctif. Assise sur les fesses, elle fuyait face à cette charmante veille dame. D’un geste, elle se releva avant de se remettre à courir, malgré sa respiration qu’elle n’arrivait plus à contrôler. Au bout de deux minutes, elle n’avait définitivement plus de souffle, mais continua malgré tout à courir, finissant écroulée sur le sol, inconsciente…
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 19:13 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

21 août 2005 – 13H15  

La jeune enfant entrouvrit doucement les yeux, avec difficulté, sentant sa gorge sèche, une douleur dans son bras… Tout en ayant la vue trouble, elle distingua malgré tout la seringue dans son bras, la menant à se débattre faiblement, apportant sa main gauche sur son bras droit, où se trouvait l’aiguille… Mais une main se posa sur la sienne, pour l’empêcher de faire quoi que ce soit d’autre…

* Non… Je ne veux pas… *

- Du calme, n’aie pas peur…

La voix qu’émanait d’à côté d’elle lui semblait pourtant bien lointaine, elle avait du mal à se réveiller, ses sens était endoloris et elle ne parvenait plus à parler. La personne à côté d’elle se leva, pour lui reposer sa main le long de son corps, un sourire qu’elle voulait bien veillant pour l’enfant. Mais Lena ne le percevait pas.

- …

Elle tenta de parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche, et une douleur lui vint en plus. La personne à ses côtés soupira légèrement avant de se diriger vers la porte de sortie. Du moins, c’est ce que pu en conclure la jeune enfant lorsqu’elle perçut le claquement léger d’une porte… Elle revint bien vite, accompagnée d’une seconde silhouette. L’enfant ferma les yeux un moment, elle sentait quelque chose qui l’aidait à respirer, où était-elle… ?

- Elle a essayer de parler…- C’est déjà bien qu’elle aie réussi à se réveiller.

- Lena… Par chance nous t’avons retrouvée !


Lena… Elle entendait son nom prononcé, il lui semblait si loin… Elle aurait voulu se sentir mieux tout d’un coup, mais cela lui semblait même impossible…

- Elle doit se reposer, c’est ce qui lui sera de plus favorable. Nous lui expliquerons la situation demain ou un autre jour. Quand elle se sentira mieux…

La seconde personne s’en allant, laissant la première seule avant la jeune fille. Cette personne se remit sur sa chaise à ses côtés, avant de lui poser la main sur la sienne, de façon rassurante. La petite ne tarda pas à se laisser emporter par cette fatigue plus forte qu’elle.




23 août 2005 – 05H38  
Lena se réveilla en sursaut, essayant de se libérer de ses liens, mais quelqu’un l’en empêcha, essayant de la rassurer avec diverses mots et caresses. Mais l’enfant ne voulait pas se laisser cajoler, elle avait eu assez de la sorte durant un mois tout entier… Elle voyait déjà un peu plus clair que lors de son premier réveil, distinguant une pièce blanche éclairée par la lueur matinale. La personne à côté d’elle était un garçon à peine plus vieux qu’elle, qu’elle prit pour l’un de ses monstres auquel elle avait eu auparavant à faire. Elle sentait toujours l’aiguille dans son bras qu’elle tenta de retirer, avant de le jeune homme ne lui attrape la main.

- Tu vas te faire mal, arrête !

Lena détourna son regard pour observer d’un air surpris le visage barbu de ce garçon. Il semblait sale et ne s’être plus rasé depuis un petit moment. Mais la voix ne la trompait pas, c’était lui. C’est alors qu’elle se souvint de toutes ces nuits à pleurer, de ces soirées à souffrir, de ce commencement à cette histoire qui avait été de SA faute ! Elle se détourna légèrement, retirant d’un geste brusque sa main de la sienne…

- Lena… Si tu savais comme… Tu m’as manquée…

La petite resta silencieuse alors qu’elle regardait tout autour d’elle cet endroit qui à présent lui rappelait un hôpital. Elle ramena ses pieds hors de ses couvertures qui la retenait fermement dans son lit, tellement elle avait été bordée. Les pieds une fois au sol, elle tenta de se relever, mais la terre lui sembla tellement tourner qu’elle vacilla. Mais le jeune garçon fut là juste à temps pour la rattraper afin qu’elle retombe sur le lit.

- J’ai bien cru te perdre petite sœur…

- Lâche-moi !

Voilà enfin les premiers mots qu’elle émit depuis plus d’un mois. Le jeune garçon s’exécuta, l’air inquiet et en même temps déçu. Sa petite sœur semblait bien avoir changé depuis aussi peu de temps. Mais après tout, il ne savait pas ce qu’il lui était arrivé, et à en voir les réactions de celle qu’il aimait, il se doutait que cela allait prendre encore un peu de temps… Il se releva du lit avant de se diriger vers l’évier où il se lava les mains, juste question de trouver une excuse à deux minutes de recul. Lena se recoucha dans son lit, sur son ventre cette fois, pleurnichant dans son oreiller, dans le plus grand des silences. Le jeune garçon l’observa d’à travers le pas de la porte de la salle de bain, d’un air accablé…

- Lena…

Il soupira son prénom avant de sortir de la pièce, claquant que légèrement la porte derrière lui. Au bruit de la porte, la petite releva la tête, constatant qu’il était parti. Mais pas pour bien longtemps, car déjà, une ombre se fit distinguer de sous ce bois blanc. Une infirmière entra, suivie par le jeune garçon. Lena resta malgré tout allongée comme elle l’avait été lorsque Dylan quitta la pièce. Elle ne voulait plus voir personne. Elle voulait être seule, oublier tout ce monde de fou…

- Alors mademoiselle, on est enfin réveillée ! Après quatre jours ! On peut dire que vous aimez dormir !

La jeune femme adoptait un air humoriste, mais l’enfant, elle, ne riait pas. Cela faisait donc quatre jours qu’elle était ici, inconsciente… Quatre jours qu’elle avait commit ce… Cette erreur… Elle soupira légèrement, alors que la femme lui attrapa le poignet de ses mains glacées afin de lui prendre son pouls. Apparemment, il semblait normal, vu qu’elle ne s’en inquiétait pas.

- En tout cas, vous avez un grand frère exceptionnel ! Depuis qu’il sait que vous êtes ici, il n’a plus quitté votre chambre.

Lena cessa deux secondes de respirer, se remémorant cette parole tout au fond de son esprit… Depuis quand savait-il qu’elle était là, et savait-il où elle avait été auparavant ? Savait-il toute l’horreur qu’elle avait vécue ? Non, il aurait eu bien plus de pitié sinon… L’infirmière souriait légèrement, mais Lena ne pouvait le distinguer, mais elle la sentit bien vite s’éloigner.

- Je vais vous laisser seuls !

La porte se referma et Lena ne bougea pas. Dylan ne cessait de l’observer, d’un air mélancolique… Au bout de cinq minutes, il se lassa et décida d’aller dans la salle de bain pour enfin se raser. Depuis plus d’un mois, il n’en avait plus prit la peine… Il revint ainsi, tout propre et comme avant… Mais Lena n’avait toujours pas bouger la tête, toujours entre ses bras et son oreiller. Dylan malgré tout ne s’en alla pas, préférant s’asseoir sur la chaise à côté du lit.

- Pas un jour, je me suis lasser de te chercher… J’ai fouillé la ville, de font en comble, ta photo entre les mains, demandant à quiconque croisait mon chemin s’il il n’avait pas croisé le tient… Mais personne ne te reconnaissait jamais… C’était comme si, tu avais disparu de la carte, changé de pays, ou simplement avais-tu été enfermée quelque part…

A ses derniers mots, Lena eu un haut le cœur, douloureux souvenirs se ramenant dans son esprit meurtri… Elle n’en pouvait plus, comment avait-elle pu ? Le suivre, lui accorder son corps, lui accorder sa vie, sa liberté, pour finir par le… Elle se remit à pleurer, plus distinctement cette fois. Des sanglots la prenait, lui donnant comme des spasme, que Dylan essaya de calmer en lui posa la main sur la sienne.

- J’aimerai tellement savoir ce que tu as eu, durant tout ce temps… Pourquoi tu es partie… Je m’en veux tellement…

- Tu peux…

Mais les mots de la jeune enfant furent étouffés par l’oreiller. Malgré tout, Dylan sembla les avoir entendus, car sa mine devint un peu plus coupable encore… Lena se releva légèrement, commençant doucement à étouffer dans cette position. Mais elle ne regarda toujours pas son ancien frère, le revoir lui rappelait bien trop de choses et elle avait honte de ce qu’elle lui avait dit, ce qu’elle lui avait fait, de ce qu’elle avait subi… Le jeune homme soupira, avant de lui poser la main sur l’épaule.

- Je sais que tu ne me pardonneras pas de si tôt, mais si tu veux parler, je reste ici…




26 août 2005 – 10H15  
- Bonne nouvelle les enfants ! Demain, nous te laissons partir Lena.

La jeune enfant regarda cette infirmière qui s’était si bien occupée d’elle pendant ces quelques jours. Elle savait à présent qu’il s’en était fallu de peu pour que son cerveau soit endommagé, de peu aussi qu’elle meurent… Mais on avait su appeler les urgences à temps, même si on ne savait pas l’identité de ce sauveur… Ce garçon auquel elle n’avait toujours pas parlé depuis son réveil n’avait cessé de rester à ses côtés, essayant plusieurs fois par jours de la faire parler, mais elle passait son temps à demeurer muette. Il avait demandé aux médecins si cela était normal, et ceux-ci avait simplement répondu que cela signifiait peut-être qu’elle avait vécu quelque chose de touchant durant sa disparition. Dylan, lui, se demandait si elle n’avait pas perdu l’usage de sa si jolie voix, et pourtant, elle lui avait quand-même dit deux mots : Lâche-moi !- Lena, regarde ce que le patron a déposé pour toi !

Le jeune garçon montra une boite en bois poli et vernis. La demoiselle l’observa un moment, avant de s’en désintéresser, contre son gré, et d’une façon bien triste. Le jeune garçon sortit le violon de son étui, accompagné de sa belle baguette qui permettait de chatouiller les cordes. Mais Lena ne l’observait toujours pas, préférant rester assise dans son fauteuil, face à la fenêtre d’où elle pouvait observer le jardin et ses arbres…

- Quand vas-tu enfant parler Lena ? Faire autre chose qu’observer les arbres ou les étoiles ?

La jeune enfant avait sursauté à l’approche du jeune garçon auprès d’elle. Elle avait détourné la tête au fil des paroles émises par cette voix masculine, comme si elle était devenue sourde. Mais Dylan le savait, elle était loin d’être sourde ! Elle entendait parfaitement les sons, sinon, elle n’aurait pas sursauter lorsqu’il s’était mit à parler… Il alla s’asseoir au sol, aux pieds de l’enfant, le violon toujours entre les mains, du moins, jusqu’à ce qu’il lui dépose sur les genoux.

- Joues-moi un morceau… S’il-te plait…

La jeune enfants aux cheveux violacés prit entre les mains cet objet qui avait été tant pour elle. Elle soupira légèrement, avant de le reposer au sol. Dylan le reprit avant de le lui redonner, mais à nouveau, elle le rejeta. Ceci se fit encore deux fois, avant que l’enfant ne fondent en larme. Dylan s’arrêta, l’observant en silence, hésitant de la prendre dans ses bras. Mais il le fit quand-même, s’attendant malgré tout à se faire repousser. Mais à sa grande surprises, elle le serra, dissimulant la tête dans son cou, pleurant encore et encore à chaudes larmes.

- C’est tout sœurette… Je suis là… Je t’abandonnerai jamais… Je te laisserai plus jamais partir…

L’enfant se retira doucement, des larmes s’écoulant encore le long de ses joues, mais cette fois, elle ne sanglotait plus. D’un geste, elle essuya ses joues de sa main, regardant devant elle l’endroit où elle avait pleuré, sur l’épaule de ce jeune garçon aux yeux noisettes. Il était mouillé de larmes, à présent, elle s’en voulait aussi pour cela…

- Pourquoi tu ne veux pas jouer… ?

Mais l’enfant se releva, laissant ses paroles à nouveau dans le vent. Elle restait de marbre, n’émettant pas un seul bruit, même pas en respirant… Dylan se releva doucement à son tour, alors que la petite s’avançait vers la porte de la chambre.

- Je ne... mérite... pas…


- Mériter quoi ?

- … Violon…

- Il est à toi !

- Non…

- Mais si ! Il t’a toujours appartenus ! Prends-le Lena, joues-moi un morceau !

- Non…

- Lena…

Il s’approcha d’elle, l’objet en main, mais Lena se détourna, tentant de s’éloigner de lui, de l’autre côté de la pièce. Mais Dylan la suivait, la prenant en embuscade dans le coin d’une pièce, il le lui tendait, alors que celle-ci faisait tout pour éviter de le toucher, de le regarder…

- Prends-le !

- Non…

- Prends-le te dis-je !

- Non…

Il lui attrapa les mains avant de lui déposer le violon entre celles-ci, la forçant à le tenir. Mais elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas, c’était son idée… Elle essaya de fuir, mais le jeune garçon l’attrapa entre ses bras, la forçant à tenir ce morceau de bois et de ficelle si important pour elle…

- Joues un morceau, depuis le temps que je ne t’ai plus entendu… S’il-te plait Lena…

Mais Lena refusa. Elle ne pouvait se résoudre à poser ses mains sur un si bel instrument... Pas maintenant, pas tant qu'elle se remémorerait ce passage cours, mais si long pour elle, de sa vie...

15 avril 2006 - 13H15  
Lena s'encouru, à toute allure, en direction du terrain de volley du lycée. Son frère de seize ans, s'y trouvait, jouant un matxh important pour le lycée et pour lui. Lorsqu'elle arriva au grillage, elle s'arrêta, serrant entre ses doigts l'émail de celui-ci, posant sa tête sur ses deux mains. Elle pleurait. Devant elle, un tas de lycéens en train d'encourager l'une des deux équipes. Personne ne sembla voir l'enfant en larme, qui ne savait plus vraiment quoi faire... Cela faisait une heure qu'elle cherchait désespérément après son violon, mais aucun moyen de le retrouver... Le garçon détourna son regard un cours instant de la balle, avant d'apercevoir sa petite soeur, face à elle, mais à quelques mètres quand même.

- Remplacez-moi monsieur!

- On ne peut pas Dylan! On compte sur toi!

- Très bien...

La balle lui arriva dessus et celui-ci l'attrapa entre les mains, donnant faute et donc point à l'équipe adverse. Il la laissa tomber à ses pieds avant de sortir du terrain en courant, sous les cris assourdissants de l'entraîneur. Le jeune et beau jeune homme s'arrêta au filet, face à sa petite soeur, toujours en larmes.

- Que se passe-t-il?

- Mon violon! Je ne le retrouve plus!

- Tu es sérieuse?

Mais sa question était stupide, face à une tête pareille, il devait se douter que c'était la vérité... Il posa sa min sur les goigts de la jeune fille, qui dépassait du fil. Dans un soupire, il la regarda, sans rien dire. Avec leur situation actuelle, ils ne pouvaient se permettre des folies, et la perte de son violon tombait mal... Cela voulait dire qu'elle n'en aurait plus de si tôt.

- Viens sur le terrain, en spectateur. On en parle après le match.

Sans plus attendre, ils se dirigèrent vers l'entrée quelques mètres plus loins, sous les cris rébarbatifs du capitaine. Bientôt, le jeune garçon indiqua une place à sa soeur, à côté d'une de ses amies à lui, avant de regarder sa place en ailier droit.

15 avril 2006 - 16H20  




La petite regardait le sol en silence, alors que Dylan entrait la clé dans la serrure de la porte de l'appartement. Il laissa entrer Lena, avant d'entrer à son tour et fermer la porte derrière lui. La petite posa son sac dans le fautauil, avant de s'y asseoir et de commencer ses devoirs, en silence. Le jeune garçon, lui, alla dans le frigo afin d'en sortir un truc à grignoter. Il proposa la pomme journalière à soeur, qui y mordit sans grande conviction. Il se mit à ses côtés, l'observant en silence.

- Lena... Je suis désolé qu'on ne l'ai pas retrouvé.- Pas grâve... C'est de ma faute... J'aurai pas dû le laisser en classe...

- Si j'apprend qui te l'a volé, je...

- Non... C'est pas la peine... J'en avais marre du violon de toute façon...

Il la regardait, alors qu'elle tentait de lui faire un sourire humble et rassurant. Mais sans grade conviction. Le jeune garçon se leva avant d'aller dans la salle de bain pour prendre sa douche, alors que la petite continuait de faire ses devoirs. Le jeune garçon ressortit bientôt, vêtu d'une simple serviette de bain. Il s'approcha de sa soeur, avant de lui faire un bisou, ce qu'il la fit sursauter. Il rigola, avant qu'elle ne lance ses cours sur la table face à elle et se jette sur lui, qui était derrière elle. Sous son poid plume, il s'écroula, mais surtout grâce à la puissance de l'attaque, alors qu'elle le chatouillait, un petit sourire narquois aux lèvres.

- Non! C'est bon! J'abandonne! Tu gagnes, tu gagnes!

Lena arrêta une seconde pour le regarder, il avait perdu sa serviette et elle laissait découvrir quelque chose qui aurait du gêner la petite, mais elle ne réagit pas autant que l'aurait cru Dylan. Elle se contenta de reculer, se relever, et baisser la tête tout en s'éloigner vers le fauteuil. Le jeune homme quelque peu embarrassé se releva, rattachant sa serviette, avant d'aller s'habiller. Il revint bientôt vers la douce aux yeux mystère, avant de s'asseoir auprès d'elle et la prendre auprès de lui.

- Et si tu me racontais un petit peu tout ce qui s'est passé durant l'été dernier?

- Désolée...

Voici la réponse finale... Elle n'en parlerai pas. Elle n'avait toujours pas parlé de cette période et elle ne le ferait pas de si tôt... C'était une période bien trop dûre, bien trop impossible à se remémorer...

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Lena Imitsu
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 19:36 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

12 Mai 2007 - 07H50 

- Dépêches-toi! On va arriver en retard en cours!

Lena frappait désepérément à la porte de la chambre à son frère, afin de le faire se bouger un peu, mais pas un seul son, pas une seule réaction, pas un seul signe de vie. Doucement, elle entrouvrit la porte, avant de l'ouvrir entièrement, laissant la vie à une pièce vide. Pas un seul signe de lui, où était-il?

- Dylan? allez! Dépêchez! C'est pas drôle!

Elle était ressortie de la chambre, après avoir fouillé sous le lit, sous le bureau et dans la garde-robe. Elle ne le trouvait pas, pourtant, il y avait son pyjama de cette nuit. Il devait se cacher quelque part, où e^tre parti plus tôt. Mais si il serait parti plus tôt, il aurait du mettre un mot, comme il le fait parfois! Elle fouilla quand-même les moindres pièces, qui n'étaient pas nombreuse en soi. A peine le petit living avec cuisine comprise et la salle de bain, ainsi que leur deux chambres.

- Pas là...

Elle soupira légèrement, avant d'attraper son sac et se sortir de l'appartement, veillant à bien fermer derrière elle. Elle marcha en silence, regardant à gauche, à droite et même derrière elle, au cas où elle croiserait son frère...
 
17 juin 2007 – 11h29 
 Le cours se passait en silence alors que la jeune demoiselle observait le paysage extérieur. Les autres faisaient l’exercice pendant que elle, déjà, l’avait terminé. Rien de particulier, mis à part une personne marchant dans le jardin. Lena se redressa légèrement pour voir cette personne mieux, jusqu’à ce que celle-ci s’approche et s’approche encore, avant de se retrouver nez à la fenêtre. Lena se redressa encore, avant de se retrouver debout, statique, la bouche entre-ouverte. Elle l’observait, sans le moindre doute, c’était lui… Sans plus attendre, elle se mit à courir dans la classe, avant de se retrouver dans les couloirs, courant encore et encore pour se retrouver là où se trouvait son frère.
 
- Dylan !
 
Le jeune homme eut un léger sourire, avant que derrière elle, quelqu’un vienne lui mettre la main sur l’épaule. Lena se retourna, un  large sourire aux lèvres sur la prof qui l’observait, inquiète.
 
- Mon frère ! Il est revenu !
 
- Je ne vois personne Mlle Imitsu…
 
Lena, qui avait le doigt pointé vers son frère ne comprenait pas, il était là, présent, près d’elle ! Il lui suffisait de faire un pas pour se retrouver dans ses bras.  Elle observa à nouveau cette femme à l’air sévère, bien que mêlé à une certaine inquiétude. Elle observait la jeunette avec un intérêt différent de d’habitude, presque avec pitié.
 
- Mais je vous jurre ! il est là !
 
- Ca suffit, nous allons rentrer !
 
La femme la tira par la manche vers la porte d’entrée, alors que les autres élèves les observaient par la fenêtre, mais Lena ne se laissa pas faire, se retirant des griffes de la succube, reculant vers son frère. Les larmes aux yeux, elle soupira puis se retourna.
 
Tu m’attends Dylan ?
 
Sur son visage, un sourire réapparut, avant qu’elle ne se mette d’elle-même à retourner en cours. La femme, ne comprenant rien, observa une dernière fois les environs, avant de rentrer derrière l’enfant…
 
20 octobre 2007 – 12h40 
 - T’es devenue folle Lena ! On te l’a déjà dit !
 
- Non, je vous jure, il…
 
- Il est mort imbécile !
 
- Non… Il…
 
Les filles se retournèrent, tournant le dos à l’enfant ayant les larmes lui coulant sur les joues. Elle ne comprenait pas, tout le monde semblait convaincu, mais elle, elle le voyait, elle le touchait, lui parlait… Ce n’était pas logique. En un coup de vent, la demoiselle alla se blottir dans les bras invisibles de son frère, pleurant encore et encore, sans jamais comprendre. Ses cheveux remuaient doucement sans que rien ne puisse les bouger, sans que rien de visible ne vienne les frôler, et pourtant, il était bien là. La demoiselle pleurant dans ses bras, Dylan demeurait silencieux à ses côtés, il restait là, présent, comme si ça avait toujours été ainsi. Un sourire sur les lèvres de l’enfant montrait qu’elle commençait à être rassurée. Elle finit même par se redresser et lui sourire joyeusement.
 
- On y va ?
 
S’en aller, là était sa solution. Partir loin d’ici, loin de ses gens aveugles, loin de ce jugement idiot et dénudé de sens. Il était présent, elle le savait. Son but était de trouver quelque part quelqu’un capable de la comprendre, de voir comme elle ce garçon qu’elle aimait encore toujours secrètement. Elle n’avait pas peur, car elle n’était plus seule, elle n’avait pas peur, car il était présent… Sans que personne ne le remarque, l’enfant sortit de l’établissement, le sac à dos sur l’épaule, la main glissée dans celle de son frère.
 
De nos jours…
 
La jeune enfant rôde toujours dans les rues, à ses côtés, son frère dont elle sait à présent, la véritable identité, un fantôme… Elle n’a encore croiser personne semblant percevoir celui-ci, mais des gens ayant l’esprit peu développé et un jugement hâtif, ça, elle avait eu l’occasion d’en voir… Mais sa détermination pour trouver quelqu’un capable de voir comme elle, son frère, l’aidait à continuer, à avancer dans les rues malgré son jeune âge, son manque d’argent… Cela l’aura menée loin de chez elle, mais peut-être pas encore assez loin… Seul la suite pourra la fixer…

[et vilou^^' Terminé^^' Désolée pour les problèmes dacriures*_* J'ai ait du mieux que j'ai pu, mais bon^^' Pas u faie mieux^^' Razz]
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 20:14 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

J'ai tout lu \o/ (pas super joyeuse l'histoire >.< )

Je peux maintenant critiquer sans remords \o/

Pas grand chose à dire en fait:
- Tu choisis infirmière comme métier, mais je ne vois rien qui explique pourquoi infirmière et pas autre chose >.<
- Tu feras l'entrée au SAM en free rp ?
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Lena Imitsu
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 20:30 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

Les deux choses vont se justifier en free rp^^ Je compte rp avec Vincent, pour mon entrée dans la team et mon rôle dedant^^'
Au fait merci pour le lien et bon^^' L'histoire bien que triste me plait bien^^' J'y ai passé des nuits entières pour la créer^^' Je vois pas Lena dans un autre rôle^^ Elle m ressemble un peu dans le fond^^
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Dernière édition par Lena Imitsu le Mer 17 Sep - 20:33 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 20:33 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

Ça me va alors ^^

On attend un deuxième avis positif pour valider
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MessagePosté le: Mer 17 Sep - 20:51 (2008)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin Répondre en citant

Le mien, il convient? XD

Non mais, j'ai remarqué quelque chose *_* Il y a plus de leader de la team 3 >.<
Je fais comment moi? *_* Et ça va poser problème pour le fait d'être infirmière >.< Je peux changer en beaucoup de choses *_* Femme à tout faire ou... Petite distraction par exemple *_*
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 05:44 (2018)    Sujet du message: La petite emmerdeuse poste enfin

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